cosmologie et cosmogonie de Moïse

Sommaire

   
 

cosmogonie de Moïse

 

Temps, Cycle
et
organisation des nombres

 

 

 

 

Le titre Sepher-énumérer-compter engage à rechercher où se développent les nombres en général, cela dans un contexte de cycle (ce qui vient au Commencement). L'alphabet hébraïque accorde à ses 22 lettres allant de la lettre Aleph, A, la puissance dite absolue(non réductible) ,en passant par la lettre Sin, Sh, signe du mouvement relatif et enfin à la lettre Taw, Th, évoquant l'idée de réciprocité entre les parties.

L'alphabet hébraïque possède aussi 5 caractères complémentaires et une lettre finale Aleph, A, évoquant l'idée d'un accomplissemment, soit 28 lettres et caractères formant le cheminement d'une création à venir.
Les lettres par leurs divers possibilités d'assemblage entre-elles mettent en avant leur capacités plastiques et de la formatrices pour permettre l'évocation d'images, d'idées, de concepts. Dans le Sepher de Moïse ou Genèse, leur ordonnancement positionnel par des nombres (1 à 28) semble donner à ceux-ci les mêmes propriétés. A travers leurs arrangements l'on peut considérer qu'ils soient "plastiques", malléables et formateurs de procédés arithmétiques pour selon le besoin figurer des entassements par addition, des scissions ou caractériser des phénomènes comme la réciprocité entre des éléments constituant une même entité, développer l'idée d'abondance née de la multiplication divisionnelle à partir d'un élément spécifié.

L'organisation des nombres et leur exploitation à des fins conceptuelles, cela dans le cadre du seul Sepher ou livre de la Genèse, diffère profondément de ce que la science moderne en fait. Aucune hypothèse à partir de laquelle il devrait être établie une démonstration est avancée. Le Sepher-énumérer-compter repose sur un axiome ou affirmation indémontrable: seule l'Unité existe et Lui-les-Dieux en est sa fonction dynamique. La lettre Aleph, unité, 1, point central, représente le début et Aleph final, 1000 en valeur numérique, son accomplissement, par l'intermédiaire d'un mouvement relatif sur lui-même accomplissant un cycle.

Les états potentiels ou réels liés au processus créatif objet du sepher Beraeshith ou Genèse sont déterminés, spécifiés et quantifiés, formant là le processus initial de toute recherche scientifique sans avoir pour autant la méthodologie euclidienne de démonstration.

L'axiome d'Unité se réfère au trois aspects du mode créatif, intellectuel représenté par l'arithmétique, sonore ou verbe dit créateur, se référant à l'harmonie et matériel: le fait d'écrire, de graver, de dessiner, dont la géométrie est le représentant. Pour résumer, les choses en général et les êtres en particulier ne peuvent exister et seulement cela que si ils répondent à trois critères successifs et dépendants liés au rapports entre les nombres arithmétiques et harmoniques et dont l'aspect géométrique est l'expression.

L'axiome d'Unité se réfère à la durée et l'idée d'un hors la durée formant deux cycles contigus en de huit mis sur le flanc. Hors la durée est l'aspect cérébral, conceptuel, potentiel des choses à venir à l'existence. La durée débute avec la tangibilité, ce qui est palpable. Un point, un nœud sépare et relie ces deux états, le son.

L'axiome d'Unité se réfère à l'idée de volume comme condition d'existence, à la mise en volume par soi-même ou auto-création. Une figure géométrique, un carré par ex., doit "s'élever" au-dessus d'elle-même pour pour prendre l'aspect de ce qui peut devenir palpable. Dans la Genèse dite de Moïse, Dieu s'auto-créé, il devient Lui-les-Dieux, une pluralité, un amassement intellectuel, un soi-même, une ipséité.

L'axiome d'Unité se réfère à l'idée de scissions ou partages. En effet, la duplication par soi-même, peut se traduire par le fait d'être père de soi-même, sans offrir l'idée d'une descendance (fils, fruit) ce qui semble t'il est est recherché. Contrairement à l'Unité-père primordiale la descendance ou fils n'a pas la faculté d'auto-création. Cette descendance est seulement à l'image de l'entassement intellectuel cité plus avant., il est l'extraction par partage raisonné entre deux scissions dans l'Unité, soit par 1/2 et 1/3. Ces scissions sont soumises dans le cycle au mouvement relatif, provoquant pour la première, une contraction et pour la seconde, une extension.
Ce double mouvement caractérise la vie. La contraction s'apparente à une fermeture et l'extension à une ouverture.

L'Unité est composée de 28 parties allant de Aleph à Aleph final.

L'Unité en tant que mesure mère est composée du même nombre de lettres que celles présentes dans la verset 1, chap. 1, après cela, verset 2: "la terre existe".

 

L'idée de cycle: création et retour à l'état de puissance d'être ou "néant" englobe le Temps 24, la réalisation ou accomplissement A final 28 et clôt son parcours en 36.

 

 

 

Conformément à son graphisme (un serpent formé de trois éléments et tentant de se mordre la queue) la lettre T, celle représentant un circuit résistant , se prolongera jusqu'à la lettre Tz final, partageant ainsi l'Unité-mesure-mère en trois parties + 1/28 ème.

Ce sectionnement semble identique à celui observé dans la coudée royale égyptienne.