cosmogonie de Moïse
 
   

 

 


Sepher / Livre
Principe /Commencement
creer
Ælohim / Dieu
cieux, terre

dEfinis d'aprEs le vocabulaire radical
et rEsumES

 


 

SEPHER * BERÆShITh, Livre du Principe
La Genèse

 

A travers les diverses traductions, la Genèse reflète imparfaitement l'ouvrage attribué à Moïse. En effet, celles-ci polarisent notre attention sur la création du genre humain alors qu'il s'agit du mode de production des choses en général, leur accumulation, leur abondance.
Dans l'univers de la Genèse en écriture hébraïque, les choses existent avant qu'elles ne soient concrètement, et ce d'une manière tout à fait ordinaire: les choses conçues intellectuellement existent en puissance d'être.
La suite des nombres représentant les termes employés en écriture hébraïque, forme la représentation intellectuelle de la réalité et de l'existence potentielle, se retranscrivant en lettres et racines grammaticales.

Inacompli ...... O ........ Accompli
En puissance d'être.. ..O...............Tangliblement
Exemple
BRA** (fils potentiel)... ....O.............BN (fils de chair)
BRA et BN, le nombre
1405...... .O ......... 702
1405 er 702, le nombre transcrit en lettres
AME.......O.......... Wh
AME et Wh, lecture suivant le dictionnaire radical
AME: la matrice, la mesure, ce qui est mobile, passif, fluide.....O.................................WhB: ce qui se condense, devient palpable.


* La Genèse ou Sepher
** BRA, mais aussi le verbe créer

Sepher / Livre

- Le terme sepher ou livre est placé sous le signe du mouvement, lien entre les choses. Il s'agit d'un mouvement d'ouverture et de fermeture figuré par un livre-rouleau composé par deux spires.

- Le basculement entre ces deux états, s'apparente au mouvement avant-arrière de la tête, sa marche entre deux états mentaux: le bon et le mauvais et spatialement entre les deux spires du rouleau, ce qui est à droite, ce qui est à gauche.

- Le terme sepher développe les idées de désordre, de force, de direction nouvelle, de retour. C'est aussi tout ce qui est désordonné, rebelle, réfractaire; tout ce qui sort de sa sphère pour jeter le trouble, le désordre tout ce qui se retourne, se courbe, se pervertit, change de côté..

- Une idée de son (waw) intérieur semble liée à l'état de fermeture.

-Le terme Sepher développe toutes les idées de fructification, de production, de génération élémentaire. Sepher est le lieu d'une accumulation, de l'abondance.

 

Principe / Commencement

- Le Principe est un espace intérieur de forme quadrangulaire, qui par la division engendrant l'abondance, est la source naturelle de toute existence physique. Une action intérieure et active, réciproque et sympathique entre ses parties se propage. Ce mouvement lent, quasi silencieux, permet alors une ouverture, une sortie hors de cet espace.

- Le Principe est composé de deux mouvements potentiels, le premier rectiligne partant d'un centre et aboutissant à un mouvement relatif pour former une ligne courbe circonférentielle, le second étant de même nature, mais s'arrêtant sur la circonférence pour se diriger d'une manière rectiligne, en suivant celle-ci. Dans sa marche, ce dernier mouvement devrait borner l'espace d'une manière régulière pour former un tout cohérent, "une chose", hors celle-là chute dans une profondeur, un abîme.


Créa

- Lors d'un va-et-vient dans un espace intérieur(une matrice, une mesure dotée de mobilité, de fluidité) un point moyen central apparaît, fixant le départ d'un mouvement rayonnant, source d'une production potentielle accomplie en capacité de se réaliser tangiblement, et douée d'une sorte de mouvement exécuté sur soi-même en ligne spirale accompagnée d'une tendance à compacter, à centraliser (un mouvement concentrique tendant à rapprocher)



Genèse, Au commencement

 

Ælohîm / Dieu


- Un double mouvement opposé, démonstratif, manifestant, rayonnant, secouant l'air, définit Ælohîm.

- Ce double mouvement opposé, ici sans volonté déterminée (indépendante de tout objet) , porteur de la puissance, de la stabilité et de la continuité générationnelle, est caractérisé par un va-et-vient, un battement sur lui-même entre attraction et repoussement.

- Ce double mouvement opposé prend sa source dans une matrice.

- Ce double mouvement opposé représente la vie potentielle, la puissance d'être, l'état incompréhensible d'une chose qui, n'existant pas encore, se trouve néanmoins en puissance d'exister.

- Ce double mouvement opposé caractérisé par un son, prend sa source dans un effondrement, ("un abîme") d'une matrice.

- Ce double mouvement opposé, pullulant et tumultueux, organisateur, favorise l'apparition d'une enveloppe, d'une chose convexe et d'une existence dite élémentaire.

-Dans cette matrice, lors d'une conjonction, d'une coordination , La vie universalisée, est à l'origine de la faculté de mise en mouvement ou du changement, de l'apparaître.

-Le son est à l'origine des formes. Il lie entre’elles plusieurs parties, par un mélange ; une fusion pour en former un tout.

 

L'ipséité
- Elle est le signe, le symbole, "l'enveloppe" où sont répartis, dans un état de sympathie et de réprocité, la puissance, la stabilité et la continuité générationnelle.
- Elle existe d'une manière évidente, déterminée, pouvant être démontrée. Elle est constituée par une matière passive, par laquelle, avec laquelle et au moyen de laquelle tout se fait ("l'eau" des nombres)
des-cieux

- les cieux sont le lieu d'un repoussement, d'une réjection lors d'un mouvement de va-et-vient, entre deux "bornes"

- les cieux sont le lieu d'une existence élémentaire .annoncée par un cri exclamatif.

- Dans les cieux s'exerce la volition (volonté en puissance) indépendante de tout objet.

- Les cieux sont un espace de vie.

- Les cieux forment une étendue circonférentielle douée d'un mouvement relatif dans lequel se produit un bruit tumultueux, un fracas.

- Dans les cieux une manifestation sous forme d'amassement se produit

- Les cieux forment une enceinte protectrice.

 

et l''ipséité

Issue de-la-terre "vers" des-cieux
Une action intérieure et active exprimée par un son vigoureux provoque / dans une matière passive servant à la puissance génératrice ayant vocation à la manifester à l'extérieur / un retrait sur elle-même.

de-la-terre

 

- Une saillie, un centre d'activité, un lieu distinct apparaît, par retour dans la matrice, la rêgle.

 

- de-la terre est un "lieu" de travail à partir de l'existence élémentaire de nature double , sur laquelle s'applique une force / pour faire passer ce qui est à l'état potentiel à la vie (un "battement" sur soi): et-la-terre.

-de-la-terre est le lieu d'un mouvement violent de l'âme (une interjection) se caractérisant par un mouvement de vibration , recommençant et finissant, reptiforme , et se propageant en se divisant, lacérant.

Verset 2

- et-la-terre indique l'idée d'un centre, d'un lieu d'activité, d'un circuit doué d'un mouvement déterminant, d'une force génératrice de nature double ( du type Adam, mâle et femelle).

- A ce stade, (la principiation) et-la-terre bien qu'en puissance d'exister a les attributs de la vie dite absolue propre à Ælohîm, c'est-à-dire la faculté de s'amasser grâce à un mouvement d'extension sur elle-même.

Saphar, Il a compté, il a nombré, en Pibel Sipper, il a déclaré, nombré, & compté chaque chose comme l’une après l’autre. Dans Kal & Niphal il se trouve prefque toujours dans la sìgnification de compter; dans Pihtl c'est raconter, & cette  signification est  tirée de la première, parce que ceux qui racontent partagent Ies choses par ordre, & en font l’énumération.

Sopher , Nom, il  signifie en général un Scribe, c’est-àdire un  Ecrivain de lettres, ou, comme nous le nommons, un Notaire principalement celui qui écrit les  actions  des Princes, les  Actes publics, & l’état des Revenus. On appellait aussi de ce nom ceux qui avaient la charge d’interpréter l'Ecriture Sainte, & qui dans les choses douteuses & difficiles de la Loi étaient consultés, & en jugeoient. Terentius  sur le Pf. 40. 6.

 

Sepher, Nom, signifie catalogue, livre dénombrement, § aussiLivre, parce que dans les livres les choses sont dénombrées, & qu’on en fait mention. Il se prend souvent pour l’Ecriture même. Dans ce passage il se prend pour le Pentateuque de Moyfe. Terentius sur le Pf. 40. 8.