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vocabulaire radical
AYIN, WH |
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La réalité physique. Cette rac. est l’analogue des RR.
Ayin-Bet. Le signe du sens matériel, réuni par contraction à la racine
Toute espèce d’ardeur, de désir, de feu véhément, qui s’augmente de plus en plus; toute chaleur agissante, tant au propre qu’au figuré.
Ayin-DaletLe signe du sens matériel, contracté avec la R.
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Toute idée de force sensible et matérielle, de démonstration physique : tout ce qui est robuste, corroboratif auxiliaire.
WhZ. C’est, en général, une chose qui se renforce en se doublant, en s’ajoutant à elle-même. C’est tout corps dur, âpre, ferme, persistant, comme une pierre, un rocher, une forteresse : c’est tout ce qui jouit d’une grande vigueur générative, comme un bouc; tout ce qui est vigoureux, audacieux ; tout ce qui sert d'étaie; de soutien, de doublure; tout ce qui corrobore, affermit, encourage, etc. Voyez
Wh.OZ.
L’ar.
, en s’éloignant très peu du sens radical de la R. hébraïque , a pourtant acquis un grand nombre de développements qui sont étrangers à l’hébreu. Ainsi la R .
caractérise tout ce qui est précieux, cher, rare, digne d’honneur, tout ce qu’on chérit, honore, recherche, etc. Le verbe
signifie proprement piquer.
Racine inusitée en hébreu. Le samaritain
indique en général, la substance matérielle, et en particulier le bois.
Cette racine développe l’idée d’une résistance vaincue par un moyen physique.
WhT. C’est une entaille, une échancrure faite à une chose : c’est un stylet, un poinçon pour écrire et graver c’est toute espèce d'incision, de trait, de fente. Voyez
Wh.OT.
L’ar.
offre le même sens que l’hébreu. On entend par
s'user, en parlant des habits , se gâter par les vers ; et par
plonger dans l'eau.
Cette R. est l’analogue des RR.
WHE et WH.O dont elle manifeste l’expression physique. C’est, en général, une croissance, un développement matériel; une cumulation.
L’ar.
indique une surcharge de travail, une fatigue, et
signifie piquer.
WhIT (R. comp.) L’action de fendre l’air avec rapidité, de fondre sur quelque chose : au propie, un oiseau de proie.
WhIH (R. comp.) Tout ce qui tend à se réunir, à s' amalgamer avec force ; un violent désir, une vive sympathie; la soif. Voyez la R.
WhM final.
WhIN final (R. comp.) La manifestation corporelle , l’œil. Voyez la R.
WhN final.
WhIP final (R. comp) Tout ce qui manifeste une chose spiritueuse, volatile, sêche, inflammable, aride; et de là, tout ce qui languit faute d’humidité. Voyez la R.
WhP final.
WhIR (R. comp.) Tout ce qui manifeste une impulsion physique, un entraînement général, un centre commun d’activité, une surveillance: comme une ville, un fort, un rempart, un corps-de-garde. V. la R.
WhR.
Racine inusitée en hébreu. Dans la composition elle a le sens de l’arabe
, qui caractérise tout ce qui retient avec effort, tout ce qui dévie, tout ce qui serre.
Dans un sens très-restreint,
signifie sallir, tacher.
La matière universalisée par ses facultés : la tendance de ses parties l’une vers l’autre; la force qui les fait graviter vers la masse générale, qui les porte à l’aggrégation, à l’accumulation, à la conjonction; force dont la cause inconnue est exprimée par les relations avec, envers, parmi, chez.
WhM final. Toute idée de réunion, de jonction, de conjonction, de rapprochement : un lien, un peuple, une corporation.
L’ar.
présente, en général, le même sens que l’hébreu. Comme verbe, c’est l’action de généraliser,de rendre commun. On entend par
, un état pénible, une tristesse, un malaise, etc.
WhMM final. (R intens.) Toute réunion en grand nombre ; une multitude : l’action de ramasser, de couvrir, de cacher, d'obscurcir, réchauffer en entassant. V.
WhIM final.
Le vide matériel corporisé, rendu pesant, obscur, ténébreux. En considérant ici la R.
, image de toute superficie, de toute inflexion, réunie par contraction au signe augmentatif, on y voit facilement une inflexion
entière : si cette inflexion est convexe, c’est un cercle, un globe; si elle est concave, c’est un trou, un enfoncement.
WhN final et WhNN final. (R. intens.) Un espace, un air ténébreux, une vapeur obscure , un nuage.
L’ar.
signifie en général, paraître, tomber sous les sens, se montrer sous une forme matérielle. Dans un sens abstrait, c’est une relation désignative, représentée en français par de, du, de la, des ; et parfaitement rendue par le tudesque von, ou l’anglais from.
. Wh.ON final. L’action d’obscurcir, de corporifier les vapeurs, d'épaissir, à s'amonceler les nuages; l’action de faire, corps, d’habiter, de cohabiter ensemble; l’idée d’une corporation, d'une troupe, d'un corps, d’un peuple, d'une association, d'une demeure temporelle ; l’idée de toute corruption attachée au corps et aux actes corporels ; le vice : tout ce qui est mauvais ; tout ce qui afflige, humilie, affecte, dans un sens restreint, un fardeau; une occupation accablante ; la pauvreté, etc.
. WhIN final. De l’idée attachée à la manifestation des corps, naît celle de l'œil, et de tout ce qui y a rapport. C’est dans un sens métaphorique, une source, une fontaine, etc. Voyez
WHON final et
WhIN final.
. WhN final. Racine onomatopée exprimant une forte aspiration, soit pour se plaindre, pour gémir, pour crier; de là :
Un cri, une clameur, une évocation, une réponse; une vive oppression de poitrine, un étouffement, un accablement, tant au propre qu’au figuré.
Cette racine, peu usitée, exprime l’action de presser, de fouler avec les pieds, ainsi que toutes les idées qui s’y attachent.
L’ar.
exprime l’action de tâter, de tâtonner; et aussi celle de rôder, de marcher sans dessein, etc.
Rac. inusitée en hébreu.
L’ar.
indique toute chose qui se plie et se replie.
Cette racine, considérée comme un composé du signe du sens matériel, réuni à celui de l’activité intérieure, n’offre point d’autre idée que celle d’obscurité et de ténèbres; mais son plus grand usage est comme onomatopée , pour peindre les mouvements faciles, agiles, légers, véloces.
Le ch.
WhPP final, signifie proprement souffler le feu; l’allumer, le faire brûler ; et l’ar.
, partant sans doute de cette idée, caractérise l’état de tout ce qui a passé au feu, qui est pur, sans taches, sans vices , innocent, qui s’abstient de tout mal, etc.
WhP final, (R. onom.) Tout ce qui s’élève, s'épand, ou s'épanouit dans l'air; tout ce qui plane, se sublime, vole, etc. V.
Wh.OP final et WhIP final.
La matière déterminée, offerte aux sens selon un mode d’existence quelconque.
WhTz final. Dans le style hiéroglyphique, la substance en général ; dans le style propre ou figuré, la substance végétale, et la faculté physique de la végétation : dans un sens très-restreint, le bois, un arbre : tout ce qui se consolide, se durcit, paraît sous une forme constante et déterminée. Voy.
WhOTz final.
L’ar.
caractérise, en général, la racine des choses, leur origine radicale. Dans un sens moins étendu, c’est tout ce qui sert de point d’appui, ce qui est solide, raide, valide. Lorsque cette racine est renforcée par l’inflexion gutturale dans
, elle s’applique à tout ce qui est oppressif de sa nature; à tout ce qui moleste, vexe, mystifie; c’est, dans un sens restreint, l’action de causer une indigestion, et de donner le hoquet. On entend par
, l’action de mordre, et par
, celle de rendre âpre.
Toute idée de condensation extrême, de contraction sur soi-même, de durcissement, et au figuré, d’angoisse. V.
.
L’ar.
caractérise l’idée de tout ce qui est
réfractaire, de tout ce qui étant poussé, repousse ; de tout ce qui désobéit; etc. Comme R. onomatopée ,
exprime le vol et le cri du corbeau, le bruit que l’onde fait en se brisant, etc.
Cette R. doit être distinguée avec soin sous deux rapports différents. Sous le premier, c’est la R.
Wh.O, image de la réalité physique et symbole de la forme extérieure des choses, qui se réunit au S. du mouvement propre
R; sous le second, c’est le signe du sens matériel réuni par contraction à la R.
A°OR, image de la lumière, et formant avec elle un contraste parfait : de là, premièrement :
WhR. La passion, en général ; une ardeur interne, véhémente, appetante , un entraînement irrésistible ; une fureur, un désordre; un feu excitateur, tant au propre qu’au figuré. Secondement :
. Un aveuglement, une privation de lumière ou d'intelligence, tant au propre qu’au figuré ; un manque abolu, un dénuement, sous tous les rapports possibles ; une nudité, une stérilité physique et morale. Dans un sens restreint, la peau nue, la terre aride et sans verdure : un désert.
L’ar.
n’a conservé presqu’aucune des idées intellectuelles développées par la R. hébraïque. Cependant on reconnaît le sens primitif de cette R. importante jusque dans l’idiôme moderne, où l’on entend par
déshonorer, contaminer, couvrir d'ordures ; et par
, tromper par une fausse apparence, induire en erreur, faire illusion; etc.
WhRR. (R. intens.) Le plus haut degré d’effervescence dans le feu des passions; la privation la plus complète de quelque chose que ce soit.
Wh.OR. L’action d’enflammer du feu des passions, et de priver de la lumière physique et morale. Ici la racine primitive
, confondant ses deux rapports au moyen du S. convertible
.O, présente une foule d’expressions mixtes. C’est l’action d'éveiller, d'exciter, de susciter ; l’action de se dépouiller, de se priver, de se mettre nu; l’action de veiller, de surveiller, de garder ; l’action à entraîner, d'égarer: c’est un corps nu, un cuir; un corps-de-garde, une caverne obscure ; une ville, etc. etc. V.
WhIR et Wh.OR.
Toute idée de conformation par aggrégation de parties, ou par suite d’un mouvement intelligent, d’une combinaison, d’un plan formé d’avance dans la volonté : de là,
WhSh. Une œuvre, une composition, une création, une fiction, un travail quelconque , une chose ; l’action de faire, en général. Voyez
Wh.OSh.
L’ar.
s’est éloigné du sens radical, et au lieu d'une formation en général, s’est restreint à désigner une formation en particulier, comme celle d’un nid, d’un vêtement, etc. On entend
par faire une fraude, une falsification;simuler, dissimuler, etc.
Ce qui prend toutes les formes, qui n’a qu’une existence relative , qui s’infléchit par sympathie, par réaction, par réciprocité. Le produit du sens matériel, le temps; c’est- à-dire le moment où l’on sent, exrprimé par les relations adverbiales, maintenant, déjà, or, incontinent, donc, etc.
L’ar.
signifie proprement ronger, user, délabrer ; ce qui est un résultat du sens radical qui s’est perdu. On entend par
, tout ce qui ronge l’esprit, comme un souci, un chagrin, une alarme, une triste nouvelle, etc.
Commentaires, renvois
et illustrations


