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Le bâton / crochet / serpent. La lettre waw, O, w.
Ce signe emporte avec lui l'idée de commandement: c'est-à-dire, désigner, déterminer, assembler ou séparer les actions, les états, mettre en mouvement. Ce signe , traduit par et, permet le développement cohérent de l'acte créatif et de son retour dans un cycle générératif , tant d'une manière principielle, en puissance d'être que tangible.
Wav, O, W s'insère entre ce qui n'est pas et ce qui est, il en est le
lien. Dans la Cosmologie attribuée à Moïse, le néant ne figue en aucune façon ce qui n'est pas, les nombres n'ayant pas d'existence, sont le porteur de cette conception.
Ainsi, trois graphes expriment
le" passage" de l'abstrait au tangible
, , , le sens matériel
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Evolution du graphe |
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O, W. "Ce caractère a deux acceptions vocales très distinctes, et une troisième en qualité de consonne. Suivant la première de ces acceptions vocales, il représente l’œil de l’homme, et devient le symbole de la lumière ; suivant la seconde, il représente l’oreille, et devient le symbole du son de l’air, du vent : en sa qualité de consonne il est l’emblème de l’eau, et représente le goût et le désir appétant. Si l’on considère ce caractère comme signe grammatical, on découvre en lui, ainsi que je l’ai déjà dit, l'image du mystère le plus profond et le plus inconcevable, l’image du nœud qui réunit ou du point qui sépare, le néant et l’être."
Valeur numérique: 6.
C’est, dans son acception vocale lumineuse , le signe du sens intellectuel, le signe verbal par excellence, ainsi que je l’ai exposé assez au long dans ma Grammaire: c’est, dans son acception verbale aérienne , le signe convertible universel, celui qui fait passer d’une nature à l’autre; communiquant d’un côté avec le signe du sens intellectuel , qui n’est que lui-même plus élevé, et de l’autre, avec celui du sens matériel , qui n’est encore que lui-même plus abaissé ; c’est enfin, dans son acception consonnante acqueuse, le lien de toutes choses, le signe conjonctif. C’est en cette dernière acception qu’il est plus particulièrement employé comme article.
Je renvoie à ma Grammaire pour tous les détails"
Fabre-d'Olivet. |
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L'inflexion verbale
"...Je viens d’enseigner comment se forment et s’analysent les Verbes ;
voyons comment ils s’infléchissent à l’aide des relations désignatives que j ai appelées articles. Cette inflexion donnera la preuve que ces verbes sont réellement nominaux, participant d’une part au nom dont ils dérivent par leur substance, et de l’autre au verbe absolu dont ils reçoivent la vie verbale.
J’ai une observation très-importante à faire sur cette inflexion verbale. Elle regarde l’article conjonctif . Cet article, qui, placé au-devant du Verbe nominal, n’exprime que le mouvement conjonctif, comme dans l’exemple ci-dessus, prend toute la force du signe convertible devant le temps futur ou passé de ce même Verbe, et change leur modification temporelle de telle sorte, que le temps futur devient passé, et que le temps passé prend tout le caractère du futur. Ainsi, par exemple, le futur il sera, change brusquement de signification en recevant l’article conjonctif , et devient le passé et il fut: ainsi le passé il était, perd également son sens originel en prenant le même article , et devient le futur et il sera."
Fabre-d'Olivet.
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I. PREMIEREMENT-EN-PRINCIPE, il-créa, Ælohîm (il détermina en existence potenlielle, Lui -les-Dieux, l'Être-des-êtres), l’ipséité-des-cieux et-l’ipséité-de-la-terre.
- et-l’ipséité-de-la-terre: "consonnante acqueuse, le lien de toutes choses, le signe conjonctif."
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2. Et-la-terre existait puissance-contingente-d’être dans-une-puissance-d’être: et l’obscurité (force compressive et durcissante) -était sur-la-face de-l’abìme (puissance universelle et contingente d'être ); et-le-souffle de-lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face des-eaux (passivité universelle).
- l'ipséité-des-cieux et-l’ipséité-de-la-terre / Et -la-terre
- et l’obscurité.
- et-le-souffle.
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3. Et-il-dit ( déclarant sa volonté) , Lui-l’Ètre-des-êtres : sera- faite-lumière; et-(sera)-fut-faite-lumière (élémentisation intelligible).
- Et-il-dit, "consonnante acqueuse, le lien de toutes choses, le signe conjonctif."
- lumière, le signe du sens intellectuel, A°OR, 1.62, l'augmentation de l'unité, mais aussi, le passage, le lien (°O) géométrique entre 1 à 2, (0.618- 0.382).
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L'exception à la règle ?

2. Et-la-terre existait puissance-contingente-d’être dans-une-puissance-d’être:
et l’obscurité (force compressive et durcissante) -était sur-la-face de-l’abìme (puissance universelle et contingente d'être );
et-le-souffle de-lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face des-eaux (passivité universelle). |
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La conjonction de coordination .OO, dans un sens resteint, un clou.

 .OO, le son fixant "l'eau" de l'abîme de l'existence et la lacèrant.
Dans bohu, le signe .O précédant la lettre B indique un son vient de l'extérieur (d'une 'eau" première)

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EO et le son


Le son .O émergeant lors d'un oscillement.
Et-la-terre
- déterminatifs: E, E, 5, 5
- Champ d'action
302, LB, le centre, le cœur
1112, d'une quadruple propagation
1414, ADAD, d'une séparation
Existait
- déterminatif : O, 6
- champ d'action
420, D - C,
le quaternaire, souce de toute existence plysique - une sorte de moule qui reçoit et communique indifféremment toutes les formes.
tohu
(Th, la réprocité entre les parties)
- déterminatif: O, 6
- champ d'action:
411, DAA,
tout ce qui est fécond, fertile, suffisant. Ar. un mouvement qui se propage sans effort et sans bruit.
bohu (en vert)
(B, dans)
- déterminatif, A, 1.
- champ d'action:
19, AT, un mouvement lent et silencieux . A / T la puissance prenant corps.


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Et-la-terre,
(E) (E), OERATz final: EE, l'espace, l'existence absolue (non réductible), EO,C'est la vie potentielle, la puissance d'être, l'état incompréhensible d'une chose qui, n'existant pas encore, se trouve néanmoins en puissance d'exister / Tout ce qui tient au principe élémentaire, tout ce qui est fort, vigoureux, producteur, la ligne droite, un mouvement de vibration, recommençant et finissant, reptiforme , qui se propage en se divisant.
Tz final, 
Tz,
Et-la-terre _ existait ,
Rtz_ EI: un mouvement de vibration, recommençant et finissant, reptiforme , qui se propage en se divisant_ arrangeant, apprêtant les choses
IE_ Tzf.-R: la vie absolue manifestée _ Tz f. toutes les idées de scission, de terme, de solution, de but. - R, représente la faculté ignée de la nature. Le graphe antique dessine un profil cranien se balançant
existait,
(O) EIThE, OE, un cri d'une extrème douleur, l'état de tout ce qui est déchiré, lacéré, mis en déroute / (suivi) d'un mouvement lent et silencieux dans l'espace absolu (EE).
"Existait" s'écrit E I Th E. la racine ITh étant inusitée renvoie à la rac. AT, un mouvement leent et silencieux, ce terme doit être compris à travers les racines EI, puis Th E, mais aussi par retour ETh et IE: il s'agit d' un déséquilibre / un égarement - produisant un amoncellement / par l'effet d'un son.
existait _ tohu,
Th E _ THE; ThE, s'égarant / _ dans ses limites
ETh _ ETh: (dans) Ar.l l'amoncellement des nuages, et l'obscurité qui en résulte _ sur elle-même.
Tohu,
(O) ThE.O, Le déterminatif, Waw, W , O, V, W lié à la première lettre du mot Taw, Th, forme la rac. OTh : peignant la difficulté de se mouvoir, et le gémissement qui suit cette difficulté /Th,E s'égarant dans le vide, vainemant, se liquiéfiant.
tohu _ bohu
E.O _ OB, EO.: La vie potentielle, la puissance d'être, d'ordre sonore
.O_O:(cette) vibration sonore (provoque) une conjonction dans "l'eau"
OB: (elle) produit d'une manière sympathique, fait émaner
BO _ .OE
BO: (il s'agit de) tout mouvement précipité, désordonné, rude
O_.O; " l'eau" vibre (une conjonction sonore)
.OE: le son lacère, déchire ("l'eau")
Bohu,
(A) BE.O,
Le déterminatif Aleph ou A soulignant l'idée de puissance, lié au convertible universel Waw, O, W, placé au début du terme, indique dans la la racine A(O)B, l'idée d'un désir agissant à l'intérieur (voir lettre Bet ou B) , celui de volonté efficiente mais aussi de cause productive, de mouvement déterminant, de force générative / par le son.
Le terme bohu est bâti sur la racine onomatopée BE, "qui peint le bruit que fait une chose en s'ouvrant, et qui, la représentant béante, offre à l'imagination l'idée d'un gouffre, d'un abîme. La suite du terme, "BE.O décrit un abîme, une chose dont on ne peut sonder la profondeur". L'abîme serait l'état où l'existence en ce qu'elle a de plus absolu, de non réductble, présenterait une rupture de continuité.

L'existence de: et-la-terre en tant que puisssance d'être
dans un puissance d'être: à gauche, la terre, v.1 (de_la-terre)
à droite, la terre, v.2 (et-la-terre)

Le partage de la terre en 4 et 7 parties
RTZ f. le bâton "serpent"

Le mouvement reptiforme RTz f.se propageant, se manifestant (ITh) d'une maniere lente et silencieuse dans l'espace (EE) réciproquement dans ses parties Th
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La lettre , o, w et sa proximité avec la lettre P |
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. P.PH. "Ce caractère appartient, en qualité de consonne, à la touche labiale, et possède deux articulations distinctes : par la première P, il se lie au caractère  Bet ou B, dont il n’est que le renforcement; par la seconde PH, il se lie avec le caractère  , wav, O,W devenu consonne, et prononcé V ou F.
Comme image symbolique, il représente la bouche de l’homme, dont il peint le plus bel attribut, celui de rendre ses pensées. Employé comme signe grammatical, il est celui de la parole, et de tout ce qui y a rapport. L’hébreu ne l’emploie point comme article ; mais tout prouve qu’une grande partie des Égyptiens l’employait en cette qualité, et le confondait ainsi avec son analogue  , par une affectation particulière de prononciation. Peut-être aussi qu’un certain dialecte l’admettait à la tête des mots comme article emphatique, en remplacement de la relation  ; et cela paraît d’autant plus probable, qu’il existe en hébreu, une assez grande quantité de mots, où il est resté tel, ainsi que je le remarquerai dans mes notes."
Fabre-d'Olivet.
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| Le Sepher ou Livre et le son |
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