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vocabulaire radical
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NA. Toute idée de jeunesse et de nouveauté; toute idée de fraîcheur, de grâce, de beauté; toute idée découlant de celle qu’on se forme d’une production nouvelle, d'un être jeune et gracieux.L’ar.
NB. La Racine mystérieuse
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ND. De la réunion des signes de l’existence produite et de la division naturelle, naît une racine qui développe toutes les idées de dispersion , de mouvement incertain, d'agitation, de fuite, d’exil, de trouble, de dissention.
L’ar.
développe l’idée de tout ce qui s’évapore, s’exhale, s’enfuit. Ce mot s’applique aussi en arabe à l’idée d’égalité et de similitude; mais alors il est composé et dérive du primitif
ID, contracté avec le signe de l’existence produite
N.
N.OD. Tout ce qui se meut, s émeut, par un principe de trouble et d’incertitude; tout ce qui est vaguant, agité; tout ce qui s'éloigne, fuit, émigre, etc..
NID. Une agitation, un tremblement, un trouble manifesté par le mouvement.
NE. Cette racine est l’analogue delà R.
NA, et caractérise, comme elle, tout ce qui est nouveau, jeune, récent : de là :
N.OE. L’état d’être jeune, alerte, vigoureux, aimable; et par suite, l’action de former une colonie, de fonder une habitation nouvelle, à établir ailleurs son troupeau, etc..
NE.
Racine onomatopée qui peint le long gémissement d’une personne qui pleure, qui souffre, qui sanglotte.
L’ar.
peint toute espèce de bruit et de clameur.
NOU. Le S. convertible
O , W, image du nœud qui réunit l’être et le néant, et qui communique d’une nature à l’autre, étant joint à celui de l’existence produite, donne naissance à une racine, dont le sens, entièrement indéterminé et vague, ne se fixe qu’au moyen du signe terminatif qui l’accompagne.
L’ar.
est une R. onomatopée et idiomatique qui peint l’éloignement qu’on éprouve à faire une chose , le dégoût qu’elle inspire. Comme 'verbe, c’est l’action de répugner, de refuser, de ne vouloir pas.
N.OE. (R comp.) Toute idée d'habitation nouvelle. Voyez la R.
NE.
N.OH. (R. comp.) Le point, d'équilibre , où une chose agitée trouve le repos : l’action de se reposer, de rester tranquille, de jouir de la paix et du calme. Voyez la R.
NH.
N.OT. (R comp.) Toute espèce de nœud.
N.OM final. (Rac. comp.) L’action de dormir.
N.ON final. (R. comp.) Toute idée de propagation, d'accroissement de famille. Voyez la R.
NNfinal.
N.OS. (R. comp.) L’action de flotter dans l’incertitude, d'errer, de fuir. V. la R.
NS.
N.O Wh.(Rac. comp.) Tout ce qui change, tout ce qui manque de constance ou de force, tant au propre qu’au figuré.
N.OP final. (R comp.) Une dispersion, une aspersion, une distillation ; l’action de vanner, d'éparpiller, de ventiller, etc..
N.O Tz final. (R. comp.) L’action de fleurir, celle de voler; celle de resplandir. V. la R.
NTz final.
. (R. comp.) Tout suc bienfaisant, pur, nourricier, le lait; l’action de sucer, à allaiter un enfant.
N.OR. (R. comp.) La production lumineuse, l'éclat, la splendeur. V. la R.
NR.
N.OSh. (R. comp.) Tout ce qui est instable, débile, infirme.
NZ. Cette racine caractérise tout ce qui s’épanche, se répand, se disperse ; tout ce qui fait sentir son influence au dehors.
L’ar.
offre le même sens. C’est proprement l’action de couler, de s'écouler.
NZZ. (R. intens.) De l’excès de la dispersion, naît l’idée de la fracture pour tout ce qui est solide, et de la distillation pour tout ce qui est liquide.
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NH. Si l’on considère cette racine comme formée des signes réunis de l’existence produite et de l’existence élémentaire, elle se prend pour le mouvement qui conduit vers un but : si on la considère comme formée du même signe de l’existence produite, réuni par contraction à la R.
AH, image de toute force équilibrante, elle fournit l’idée de ce repos parfait qui résulte pour une chose longtemps agitée en sens contraire, du point d’équilibre qu’elle rencontre, et où elle demeure immobile. De là:
NH. Dans le premier cas, et dans un sens restreint, un guide : dans le second cas, et dans un sens général, le repos de l'existence. Voyez
N.OH.
L’ar.
est une R. onomatopée qui peint un gémissement, Un profond soupir; et de là, toutes les idées de lamentation et de plainte. Les idées intellectuelles développées par la R. hébraïque, se sont presque toutes effacées en arabe. On trouve encore néanmoins dans l'idiome moderne, le verbe
pris pour signifier s'accroupir, s'agenouiller. Le mot composé
, indique quelque fois la patience, la ténacité.
. NHL. (R.comp.) Tout ce qui s’étend avec effort, qui se partage, qui se divise : une vallée creusée par un torrent : une portion d’héritage : les sinuosités d’une eau courante; une prise de possession, un envahissement quelconque.
NHM final. (R. comp.) Tout ce qui cesse entièrement, qui se désiste d’un sentiment, qui renonce tout-à-fait à un soin, qui abandonne une opinion, qui calme une douleur, qui console, etc..
NHTz final. (R. comp.) Toute idée d’urgence, de presse, d’importunité. V. la R.
. NTz final.
NHR. (R. comp.) V. la R.
HR.
NHSh. (R. comp.) V. la R.
NSh.
NHTh. (R. comp.) V. la R.
NTh.
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NT. Le signe de l’existence produite, réuni à celui de la résistance et de la protection, forme une R. d’où émanent toutes les idées de nutation, d’inflexion, d’inclinaison, de liaison, tant au propre qu’au figuré, de là :
NT. Toute espèce de rejetton, de verge d'osier, de liant propre à tresser, à nouer, à natter : une chose qui pousse, qui croît sur une autre, qui s’y lie, qui s'y noue; comme un rameau, une branche, un bâton, un sceptre; une natte, un lit; etc.. V.
N.OT.
L’ar.
n’a point conservé les idées développées par l’hébreu, ou plutôt la R. arabe, s’étant formée d’une autre manière, a exprimé un sens différent. En général, le verbe
caractérise tout ce qui fait effort pour s’éloigner du point où il est arrêté ; c’est en particulier, sauter, s’échapper, s’émanciper. On entend par
ou
l’état d’une chose suspendue, éloignée du point vers lequel elle incline. Le ch.
NTH signifie proprement excentrique.
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NI. Racine analogue aux RR.
NA ,
NE et
N.O, dont elle manifeste l’expression.
L’ar.
indique l’état de ce qui est cru.
NIN final (R. comp.) Un petit-fils, un fils. V. la R.
NN final.
NIR (R. comp.) La lumière manifestée dans sa production, l'éclat. V. la R.
NR.
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NCH. Tout ce qui nuit à l’existence , l’arrête, la restreint, la comprime.
NC final. Un coup, une. lésion; un châtiment , un supplice : l’action de gourmander, de châtier, de rudoyer, de punir ; l’action de meurtrir, de frapper, d 'immoler ; etc..
L’ar.
présente, en général, les mêmes idées que l’hébreu. Il en est de même du syriaque
.
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NL. Toute idée de suite, de série, de séquence, de conséquence: toute idée de succession abondante et d’effusion tenant à la même source. Les mots arabes
, présentent tous le sens de se succéder, de se suivre en grand nombre, se fournir, de donner, de rendre abondamment.
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NM. L’existence individuelle représentée par le signe
N, étant universalisée par l’adjonction du signe collectif
M final, forme une racine d’où se développe l’idée de sommeil. Cette composition hiéroglyphique est digne de la plus grande attention. Elle donne à penser que la physique des anciens Egyptiens, regardait le sommeil comme une sorte d'universalisation de l’être particulier. Voyez
D.OM final et
N.OM final.
L’ar.
ne participe à la R. héb. que dans le cas seulement où le verbe
signifie s'exhaler, s'épandre, en! parlant des odeurs ; car, lorsqu’il exprime l’action de répandre des bruits, médire, calomnier, il résulte d’une autre formation. Au reste on peut remarquer que presque toutes les racines qui se composent du signe
N sont dans le même cas; et cela par la raison exposée dans la grammaire à l’égard de ce signe, devenu adjonction initiale.
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NN final. Le signe de l’existence individuelle et produite, s’étant réuni à lui-même comme signe augmentatif, constitue une racine dont l’emploi est de caractériser la continuité de l’existence par la génération. C’est une production nouvelle qui émane d’une production plus ancienne pour former une chaîne continue d’individus de la même espèce.
L’ar.
n’a point conservé les idées développées par la R. hébraïque. On peut remarquer seulement que
est un des noms que l’on donne à Vénus, c’est-à-dire à la faculté génératrice de la nature.
N.ON final. Tout ce qui se propage abondamment, tout ce qui s'étend et pullule ; dans un sens restreint, l'espèce des poissons; l’action de foisonner.
NIN final. Toute progéniture nouvelle ajoutée à l’ancienne, toute extension de la lignée, de la famille, de la race. V.
NI.
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NS. Toute idée de vacillation, d’agitation , tant au propre qu’au figuré : tout ce qui flotte; tout ce qui rend incertain et flottant.
NS. Dans un sens restreint, c’est un drapeau, une enseigne , une voile de navire : dans un sens plus étendu, c’est un mouvement d'irrésolution, d'incertitude : de l’idée de drapeau, naît celle de mettre en évidence , à élever: de l’idée d’irrésolution naît celle de tenter, et de tentation.
L’ar.
n’offre qu’une R. onomatopée, qui peint le bruit d'une chose flottante, celui de l’eau par exemple ; et qui caractérise, par suite, tout ce qui imite le mouvement des vagues, au propre ; et au figuré, tout ce qui est livré à un tel mouvement.
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NWH. Cette racine exprime l’idée de toute chose faible, molle, débile, sans aucune consistance. L’arabe
signifie proprement une herbe récente et tendre. C’est dans un sens étendu toute idée de mouvement sur soi-même, de vacillation, de trépidation, d’oscillation.
N.OWH. Tout ce qui est débile et sans force; tout ce qui est variable, tout ce qui change, tout ce qui vacille, chancelle, erre de côté et d’autre : c’est dans un sens étendu, l 'impulsion donnée à une chose pour la remuer, la tirer de son engourdissement.
NWHM final (R. comp.) Tout ce qui est facile, doux, aisé, agréable.
NWHR. (R. comp.) C’est, dans un sens restreint, un enfant nouveau né: dans un sens figuré, c’est la première impulsion donnée à l’élément vital
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. NP final. Toute idée dé dispersion, de ramification, d’effusion, d’inspiration , de mouvement opéré du dehors au dedans, ou du dedans au dehors : c’est une distillation, si l’objet est liquide, une éparpillation, si l’objet est solide. V.
N.OP final.
L’ar. offre en général les mêmes idées. Comme verbe, c’est en particulier dans l’idiome moderne, l’action de moucher, de se moucher.
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NTZ. Tout ce qui atteint son terme, son but, son point extrême : tout ce qui s’élève aussi haut, s’étend aussi loin qu’il peut, selon sa nature.
L’ar.
ne diffère point de l’hébreu dans le sens radical. On entend par le verbe
dans un sens restreint, l’action de donner un thème, de fournir une autorité, de confirmer, de démontrer par un texte, par un argument, etc..
NTz final. Le but de toute germination, la fleur, et l’action de fleurir; le terme de tout effort organique, la plume, et l’action de voler; la fin de tout désir, la splendeur, et l’action de resplandir, d'étinceller, de briller. V.
N.OTz final.
NTzTz final. (R. intens.) De l’idée d’atteindre au plus haut point, naît celle de voler; de celle de voler, celle de vautour, et de tout oiseau de proie ; et de celle-ci, prise dans le sens figuré et intensif, celle de ravager, de dévaster, de se disputer un butin, de dérober, de voler ; etc..
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NQ. Cette racine, qui renferme en soi l’idée du vide , s’attache par métaphore à tout ce qui a rapport à cette idée : de là,
NQ, tout lieu creux, caverneux; tout espace inané; toute chose où il n’y a rien à prendre ni à reprendre; un être innocent , dégagé de tout vice, de toute mauvaise pensée; ce qui est libre de toute souillure, de toute impureté ; ce qui est purifié, absous; ce qui est candide, blanc. Dans un sens figuré et restreint, le lait et le nourrisson qui le tette, un enfant. V.
N.OQ.
L'ar.
est une R. onomatopée qui peint toute espèce de son rauque et profond, comme le grognement du cochon, le croassement du corbeau, etc..
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NR. La racine
A°OR, réunie par contraction au signe de l’existence produite, constitue une racine dont l’objet est de caractériser tout ce qui propage la lumière, tant au propre qu’au figuré : de là,
NR. Une lampe, un fanal, un flambeau ; un sage, un guide , tout ce qui éclaire, tout ce qui luit, tout ce qui est éclatant: dans un sens métaphorique, une réjouissance publique, une allégresse extrême. Voy.
N.OR et
NIR .
L’ar.
signifie proprement le feu.
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NSH. Cette racine, qui’attache à l’idée des choses temporelles et passagères , en général, exprime leur instabilité, leur infirmité, leur caducité : elle caractérise tout ce qui est débile et faible, facile à séduire, variable et transitoire, tant au propre qu’au figuré.
L’ar.
caractérise en particulier, l’absorption de l’eau par la terre ; et signifie dans l’idiôme moderne, chasser les mouches.
NSh. Toute idée de mutation, de permutation, de soustraction, de distraction, de tromperie, de déception, de faiblesse, de lésion, d'oubli, etc..
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NTH. Toute espèce de division corporelle. C’est, dans un sens restreint, un membre.
L’ar.
caractérise une extension donnée à quelque chose que ce soit. Le verbe
exprime au propre l’action de transsuder, de transpirer.
NTh. Un morceau de quelque chose que ce soit, une portion, une section : l’action de morceller, de disséquer, etc..
Commentaires, renvois
et illustrations


