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Toute action rude et continuée; tout mouvement tourbillonnant; tout transport de joie; une joute, un jeu, une fête populaire, un tournois , un carrousel.
C’est la puissance de la division exprimée par la R.
Cette R., qui est l’analogue de la R,
HO. L’existence élémentaire, en général; en particulier, tout ce qui rend cette existence manifeste et patente; tout ce qui l’annonce aux sens.Cette racine n’a point conservé en arabe les idées intellectuelles de l’hébreu, dans l’analogue
HZ. Le signe de l’existence élémentaire, réuni à celui de la démonstration ou de la,représentation objective, forme une racine très expressive, dont l’emploi est de donner naissance à toutes les idées de vision, de perception visuelle, de contemplation.
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. H.OH. Tout ce qui est aigu, crochu; tout ce qui exerce une force quelconque, comme des tenailles, des crochets, des forceps : de là, le verbe arabe
, pénétrer, approfondir.
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Le signe de l’effort, réuni à celui de la résistance, constitue une racine d’où découlent toutes les idées d'attente frustrée, de manque, de péché, d’erreur.
L’arabe
signifie proprement couper en menus morceaux.; et
, poser, déposer; mettre, remettre; baisser; abaisser, rabaisser, etc..
ou
HT ou HTT. (R. intens ) Tout ce qui manque le but, qui est en défaut, qui pèche d’une manière quelconque.
H.OT. (R. comp.) La racine
, symbole de l'effort réuni à la résistance, étant envisagée’un autre côté, fournit l’idée restreinte de toute filature , et par suite de toute espèce de fil et de couture; en sorte que du sens de couture, venant à naître celui de raccommodage, on en tire par métaphore, celui d'amendement et de restauration ; d’où il résulte que le mot
HTA,, qui signifie un péché, signifie aussi une expiation.
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La vie élémentaire, et toutes les idées qui s’y attachent. Cette R. est l’analogue de la R .
H.O qu’on peut voir.
. HIE. L’action de vivre dans l’ordre physique, l’action d'exister : tout ce qui vit; toute espèce d'animal, L'être vivant, de bête. La vie physique, l'animalité de la nature.
L’ar.
développe toutes les idées renfermées dans la R. hébraïque.
. HIL. (R. comp.) la force vitale; tout ce qui entretient l’existence, la procure, la soutient : la virtualité élémentaire; les facultés physiques, tant au propre qu’au figuré : la puissance qui résulte de la force; la vertu qui naît du courage; une armée, et tout ce qui est nombreux, valeureux, redoutable; un fort, une forteresse ; un rempart ; une multitude, etc..
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Le signe de l’existence élémentaire, réuni à celui de ï’existence assimilée et relative, forme une racine qui se rapporte à toutes les perceptions du tact, et qui en développe toutes les idées intérieures.
La racine arabe
, ayant perdu presque toutes les idées morales qui découlaient de la R. primitive, et s’étant renfermée dans les idées purement physiques, s’est bornée à exprimer comme nom, une démangeaison, une friction ; et comme verbe, l’action analogue de démanger et de gratter.
. Tout ce qui saisit intérieurement les formes, et qui les fixe, comme le sens du goût ; tout ce qui a rapport à ce sens; tout ce qui est sapide; sensible aux saveurs; le palais, le gosier : tout ce qui appète, désire, espère, etc..
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Cette racine, composée du signe de l’existence élémentaire, réuni à la racine
AL , symbole de la force extensive et de tout mouvement qui porte vers le haut, produit une foule d’idées, dont il est très-difficile de fixer le sens avec rigueur. C’est, en général, un effort supérieur qui cause une distension, un allongement, un relâchement; c’est une force inconnue qui rompt les liens des corps en les détirant,'les brisant, les réduisant en lambeaux, ou bien en les dissolvant, les relâchant à l’excès.
. Toute idée d'extension, d'effort fait sur une chose pour l'étendre, la développer, la détirer; la conduire à un point, à un but : un tiraillement, mie douleur : un mouvement persévérant un espoir, une attente.
L’ar.
développe, en général, toutes les idées renfermées dans la R. hébraïque. C’est, dans un sens restreint l’action de lâcher, relâcher, délier, résoudre, absoudre, etc.. Lorsque cette racine reçoit le renforcement guttural, elle exprime dans
, l’état de ce qui est dans le dénuement dans l’indigence; ce qui manque, ce qui est en défaut de quelque manière que ce soit.
et
HL et HLL. (R. intens.) Une distension, une distorsion, une contorsion , une souffrance, une solution de continuité ; une ouverture, une blessure : un relâchement extrême, une dissolution, une profanation, une pollution; une faiblesse, une infirmité, une débilité; une vanité, une parure efféminée, un ornement; une flûte, et toute espèce de jeu d’instrument, de danse dissolue, d’amusement frivole ; etc..
et
. H.OL et HIL. L’action de souffrir par l’effet d’un effort violent que l’on fait sur soi-même; faction de se tordre, de s'étendre', l’action d'accoucher, de mettre au monde; de se porter en pensée ou en action, vers un but; de produire ses idées : l’action de tendre , d’'attendre, d'espérer, de placer sa foi dans quelque chose ; l’action de dégager, de résoudre, de dissoudre, d'ouvrir, de traire, d'extraire, etc., etc..
. (R.comp.) la virtualité élémentaire. V. la R.
HI.
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Le signe de l’existence élémentaire, symbole de tout effort et de tout travail, réuni au signe de l’activité extérieure, et employé comme S. collectif et généralisant, forme une racine importante, dont l’objet est de peindre, dans un sens étendu, l’enveloppement général et la chaleur qui en résulte, considérée comme un effet du mouvement contractile.
. L’idée de tout ce qui est obtus ; courbe, chaud, obscur ; enveloppant, saisissant; une courbure, une déjection, une force compressive : la chaleur naturelle, le feu solaire, la torréfaction et le brunissement qui la suit ; la noirceur : tout ce qui échauffe, tant au propre qu’au figuré , l'ardeur génératrice, la passion amoureuse, la colère, etc..
L’ar.
, ayant perdu jusqu'à un certain point les idées intellectuelles développées par la R. hébraïque, s’est borné à exprimer les idées particulières de chaleur et d’échauffement ; et s’étant renforcée de l’aspiration gutturale dans
, a signifié proprement se corrompre, se gâter, se putréfaire.
. H.OM. L’action d'envelopper, de saisir par un mouvement contractile, d'exercer sur quelque chose une force compressée, d'échauffer, de rendre obscur. Dans un sens restreint, un mur, parce qu’il enclôt; une ceinture, parce qu’elle enveloppe ; un beau-père, parce qu’il saisit; en général, toute figure courbe, ronde; le simulacre du soleil, etc..
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Cette racine se conçoit selon deux manières de se composer ; selon la première, le signe
, qui caractérise tout effort, toute action difficile et pénible, s’étant contracté avec la R. onomatopée
, AN final image de la douleur, exprime l’idée d’une prière, d’une supplication, d’une grâce à accorder ou accordée : selon la seconde, ce même signe, symbole de l’existence élémentaire, s’étant réuni avec celui de l’existence individuelle et produite, devient une sorte de renforcement de la R .
EN final , et désigne toutes les existences propres et particulières, soit dans le temps, soit dans l’espace.
. Tout ce qui résulte d'une prière; comme une grâce, un bienfait; Tout ce qui est exorable, qui se laisse fléchir; tout ce qui se montre clément, miséricordieux , pitoyable ; tout ce qui est facile, à bon marché, etc..
L’ar.
développe, comme la R. hébraïque, toutes les idées de bienveillance, de miséricorde, d’attendrissement, de clémence. .Cette R. en se renforçant dans
, désigne une séparation, une réclusion ; c'est proprement un lieu destiné aux voyageurs , une hôtellerie. Comme R. onomatopée, exprime l’action de nasiller.
. Tout lieu séparé, retranché : Une cellule, un hospice, un fort, un camp. L’action de vivre séparé, d’avoir une résidence propre, de se fixer, de se retrancher, et par suite, d'assiéger, de serrer l’ennemi, etc..
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Toute action silencieuse, secrète ; tout ce qui se fait de connivence; tout ce qui se confie, se livre, ou se dit en cachette.
. H.OS. L’action de conniver à une chose, d’y compatir; de conspirer: un lieu de refuge, un asile, etc.. C’est aussi l’action de faire effort sur soi- même, d’éprouver un mouvement intérieur de contrition.
Les diverses acceptions de la R. hébraïque se sont partagées dans les mots arabes analogues
et
, dans lesquels elles se sont modifiées de diverses manières. Considéré comme verbe ,
signifie sentir, avoir la sensation de quelque chose ;
, agir avec célérité ;
, diminuer de volume, se contracter, se rétrécir ;
, particulariser, etc..
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Racine inusitée en hébreu.
L’arabe
indique une sensation douloureuse et pénible
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Toute idée de couverture protectrice donnée à une chose, de garantie, de sûreté.
L’ar .
est une racine onomatopée et idiomatique, qui peint tout ce qui agit à la surface, qui effleure, qui passe légèrement sur une chose. Le verbe
caractérise l’état de tout ce qui devient léger ; et ce qui tremble de peur, celui de tout ce qui frissonne, frémit de crainte, tremble de peur, etc..
. H.OPh. L’action de couvrir, de protéger, de couver, d'amadouer. Un toit, un nid, un asile, un port : l’action d’éloigner ce qui nuit, de peigner, d’approprier, etc..
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Toute idée de division, de scission, de coupure, de partage; tout ce qui agit à l’extérieur, ainsi que l’exprime la relation adverbiale
Het .O Tsadé final, dehors.
L’ar.
signifie stimuler, et
, remuer, agiter.
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Toute idée de définition, d’impression d’un objet dans la mémoire, de description, de narration; tout ce qui tient aux symboles, aux caractères de l'écriture Dans un sens- étendu, la matière mise en œuvre selon un mode déterminé.
. L’action de définir, de lier, de donner une dimension, d'arrêter les formes, de couper, tailler, sur un modèle, sculpter, dessiner : une chose arrêtée, statuée, décrétée, constituée, etc..
L’ar.
développe, en général, les mêmes idées que la racine hébraïque ; mais en s’appliquant plus particulièrement à tout ce qui confirmé, qui vérifie, qui certifie; à tout ce qui est vrai, juste, nécessaire.
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Le signe de l’existence élémentaire, réuni à celui du mouvement propre, symbole de la ligne droite, constitue une racine qui développe, en général, l’idée d’un foyer dont la chaleur s'échappe en rayonnant. C’est, en particulier, une ardeur consummante, tant au propre qu’au figuré.
L’ar.,
offre exactement le même sens. Lorsque cette racine est renforcée par l’aspiration gutturale, dans
elle s’applique, non plus à l’expansion de la chaleur, mais à celle d’un fluide quelconque. Dans un sens restreint,
signifie suinter.
et
. HR et HRR (R intens) Tout ce qui brûle et consume, tout ce qui est brûlé et consumé : tout ce qui est aride, désert, infertile, toute espèce de résidu, d'excréments : la gueule d’une fournaise, l'entrée d’une caverne l'anus, le trou des latrines ; etc..
. H.OR. L’action de consumer par le feu ; d'embraser, d'irriter : l’ardeur de la fièvre, celle de la colère : l’effet de la flamme, son éclat; la rougeur qui monte au visage ; la candeur ; toute purification par le feu; etc..
. HRAyin (R. comp.) Tout ce qui est aigu, tranchant, aigre, piquant, destructeur.
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Tout mouvement violent: et désordonné, toute ardeur interne cherchant à se distendre : feu central : principe appétant et cupide : tout ce qui est aride.
L’ar.
développe, en général, les mêmes idées que l’hébreu. Comme racine onomatopée, j¿a. exprime de plus l’action de hacher, de faucher; et lorsqu’elle est renforcée par l'aspiration gutturale, elle signifie dans le verbe
, pénétrer.
.H.OSh. L’action d’agir avec véhémence sur quelque chose ; toute vivacité; toute avidité; toute aridité. Cette racine, prise dans ce dernier sens d'aridité, s’est appliquée, par métaphore, à tout ce qui est infertile, qui ne produit rien; aux muets, à ceux qui ne parlent pas, qui gardent le silence, dont l’esprit est aride, etc..
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Commentaires, renvois
et illustrations

La Justice . Tombeau du
Duc de Bretagne. Nantes
Commentaires, renvois
et illustrations


