> les lettres hébraïques: Aleph ou A
cosmogonie de Moïse
 
   

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Aleph, Aleph, A
dans la genese hebraïque

 

 


 

Comme indication, Aleph ou A, première lettre de l'alphabet débute la Genèse ou cosmogonie de Moïse. Ce caractère est généralement transformé en numérotation positionnelle par 1, lu : Chapitre premier. Il en est de même pour les chapitres suivants: 2 pour Beth ou B , 3 pour Gimel ou G, etc..

 

 

La Genèse en caractères hébraïques

 

 

Les caractères à fonte carrée introduits par Esdras sont le résultat d'une longue transformation. Pour Aleph, la gravure proto-sinaïque alpeh, le taureau serait la plus ancienne représentation. Le choix graphique se portant vers la tête d'un animal cornu, bœuf ou d'un taureau, suggère une intention idéographique dont on effectue une translittération en remontant le temps à partir de graphes plus récents[1] . Le graphe Aleph sera lu Aleph, puis A .[2]

 

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J. Friedrich

 

 

WWWn. m. Première lettre et première voyelle de l'alphabet français et des alphabets des langues à écriture phonétique, sauf l'éthiopien : un A, des a. ( L'A nous vient de l'alphabet des Romains et se retrouve, au même rang, dans Aleph des Hébreux et l'alpha des Grecs.) Larousse Universel. 1922

D'un contenu idéographique [3] sous-tendant probablement le caractère proto-sinaïque, notre A par l'intermédiaire de l'alpha met en l'idée d'une privation et par le A latin [4] , une préposition.

Au fil des siècles l'association d'un graphe à une idée, voire à un concept plus ou moins élaboré a évoluée au gré des espaces culturels. Les attributs du taureau ont suivi le même chemin.

 

Le taureau/ bœuf au Proche-Orient et Moyen-Orient

 

 

Au Proche-Orient, au Moyen-Orient, le bœuf / taureau jouissait d'une attention particulière, il était considéré comme le créateur du monde par les uns ou symbole de puissance par les autres.

Mésopotamie

"Créateur du monde,

Ô seigneur du pays,

seigneur de la parole de vie,

Ô Enlil, père se Sumer,

berger du peuple aux cheveux noirs,

toi qui as la vision de toi-même,

boeuf sublime, boeuf sublime,

boeuf sublime, boeuf sublime,

boeuf sublime, boeuf sublime,

boeuf sublime."

Greece and Babylon par Levis R. Farnell (T. and T. Clark Edinburg, 1911).[5]

Égypte

Hymne à Amen-Ra, le Taureau d'Héliopolis,
"Maître de tous les dieux,
Dieu bénéfique, bien-aimé,
Dispensateur de la chaleur vitale à tout le magnifique bétail.
Salut à toi, Amen-Ra.
Seigneur des trônes... de Thèbes,
Taureau de sa mère, chef de ses champs... seigneur du ciel, fils aîné de la terre,
Seigneur des choses existantes.
Architecte des choses,
Architecte de toutes choses,
Unique parmi les dieux de son temps,
Taureau splendide de la compagnie des dieux, père des dieux, créateur des hommes, créateur des animaux et du bétail,
Seigneur des choses existantes,
Créateur du principe de vie,
Maître des herbages où paissent les troupeaux,
Forme engendrée par Ptah,
Enfant magnifique,
Bien aimé."

Front Fetish to God in Ancient Egypt, arrangement en vers libres par E.A. Wallis Budge (Oxford University Press, Londres, 1934), p. 409.

 

La figure du taureau était associée à la musique et aux rituels de renaissance.

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"Les lyres, les algars, les harpes, les timbales,

Les sistres, les instruments de Sabum et Maeri qui remplissent la maison,

Les sons suaves, les voix des harpes,

On les fait retentir devant sa terrible magnificence,

On fait résonner le terrible et magnifique instrument d'enki, l'algar sacré *,

On fait jouer tous les musiciens."

Hymne à l'occasion de la construction d'un temple au dieu sumérien Enki E' engourra.

* Harpe à plectre. H.Hartman , Die Musik der sumerichen kultur.

Lyre asymétrique sumérienne. British Museum, Londres

 

Le roi Assurbanipal faisant une libation. Bas-relief. British Museum.
Le roi Assurbanipal faisant une libation. Bas-relief. British Museum.

 

Palette de Narmer . ouverture/renversement de citadell

 

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ATTITUDES DU « TIKENOU SIMULACRE
ENVELOPPE ET DE LA VICTIME (
Rehmârâ ( Cf  Virer, Religion, p. 253).'' (Bruxelles)

 

 

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Palette de Narmer . ouverture/renversement de citadelle [6]
Tikenou et linceul de renaissance [7]

 

 

Amon, taureau-sa-mère  

 

 

Amon

Hymne à Amon-Rê extrait d'un papyrus conservé au Musée du Caire et datant d'Aménophis II:

Adorer Amon-Rê,
L e taureau qui réside à Héliopolis,
L e chef de toutes les divinités, 
Dieu parfait et bien-aimé, 
Qui donne vie à toute flamme comme à tout bétail.
Salut à toi, 
Amon-Rê,
Seigneur des trônes du Double Pays, 
Qui présides à Karnak, 

Le taureau de sa mère, qui présides à ses champs, 

Le dieu à la large foulée, qui présides à la Haute Égypte, seigneur des Medjaiou et prince de Pount, 
Grand dieu du ciel, l'ancien de la terre, maître de toutes choses. 
Il est l'unique, il n'y en a pas d'autres à part lui, taureau parfait de l'Ennéade, chef de tous les dieux, 
Possesseur de la Vérité et de la Justice, père des dieux, façonneur des hommes, créateur du petit bétail, Maître de ce qui existe, créateur des plantes de vie et des pâturages, qui fait vivre les troupeaux. 
Puissance divine que Ptah a créée, bel adolescent aimé, que les dieux ne cessent d'acclamer,
Auteur du monde inférieur et du monde supérieur,...

Amon en Ka-mout-f ou taureau-sa-mère,signifiant la semence primordiale aggissant en elle-même ou conception par soi-même (la fructification se situant derrière Amon)
Papyrus de Leyde, de l'époque des Ramessides, M. Gardiner; Hymns to Amon, ap. A. Z.y XLII, p. 35.

 

 

Ancien testament: Joseph, le taureau.

 

 


Deutéronome, 33
Bénédiction prophétique de Moïse.
Sur Joseph il dit:
Genèse, 49
Genèse, 49. Traduction Louis Segond. 1910.
De son taureau premier-né il a la majesté;
Ses cornes sont les cornes du buffle;
Avec elles il frappera tous les peuples,
Jusqu'aux extrémités de la terre:
Elles sont les myriades d'Éphraïm,
Elles sont les milliers de Manassé.

Joseph est un jeune taureau,
un jeune taureau près d'une source,
un âne sauvage à Chour.
Dardant vers lui leurs flèches hostiles,
les archers l'attaquèrent avec acharnement ;
mais leurs arcs furent brisés par l'Eternel,
et leurs bras et leurs mains tremblèrent
devant la puissance du Taureau de Jacob,
devant le nom du Pasteur de la Pierre d'Israël

Joseph est le rejeton d'un arbre fertile,
Le rejeton d'un arbre fertile près d'une source
Les branches s'élèvent au-dessus de la muraille.
Ils l'ont provoqué, ils ont lancé des traits ;
Les archers l'ont poursuivi de leur haine.
Mais son arc est demeuré ferme,
Et ses mains ont été fortifiées
Par les mains du Puissant de Jacob:
Il est ainsi devenu le berger, le rocher d'Israël.


Dieu, comme taureau
 

 

Nombres, 23
Louis Segond.

Dieu qui les conduisit hors d'Ëgypte.
Il est pour eux comme les cornes d'un bœuf sauvage

Dieu les a fait sortir d'Ëgypte.
Il est pour eux comme la vigueur du buffle

 

saint-luc
Saint-Luc

 

1. Saint-Luc surmonté par le père-taureau
Bible, Année 920. Cathédrale de Léon, Cod 6. Folio 211.

2. Évangile présumée de Saint-Augustin
Saint-Luc
Rome, fin du Nième Siècle.

 

1. Comme concept symbolique, le taureau associé à Saint-Luc exprime ce par quoi, ici la puissance du créateur, Ælohîm, Lui-les-Dieux ou Dieu, permet à la "lumière" de sortir des "ténèbres" ou "mal". Pour cela il suffit de retourner l'image (da gauche) pour constater la transformation en un bouc satanique. le retour à la position de départ met en évidence la sortie vers le haut de ladite "lumière" sous l'impulsion du Père.

Et Dieu dit: que la lumière soit! Et la lumière fut
Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu la sépara des ténèbres.
Louis Segond. 1910

 

2. Le passage de l'ombre à la lumière, par l'ouverture du livre dans une abside en forme de fausse-porte entourée de montants, renvoie au registre supérieur montrant les vertus du mouvement extensif sur soi, ou retour du créateur sur lui-même pour arriver à cette fin. Le lien entre le siège-principe prolonge par deux lignes obliques se dirigeant vers le père butent sur le linteau assurant le lien entres le monde de l'exit en ce concomitante et transitoire et l'action non temporelle du créateur. Le linteau joue le rôle de la peau dans une enveloppe, la peau par son épaisseur figure la mise en forme de l'espace: un volume quelconque délimite par ses contours, arêtes par ex. Sur ce thème, en L'Égypte l'on dessinait une peau, d'ailleurs figuré plus haut avec le tikenou.


Aleph et la puissance
 

 

"Premier caractère de l'alphabet dans presque tous les idiomes connus, Comme image symbolique, il représente l'homme universel, le genre humain, l' Être dominateur de la terre, Dans son acception hiéroglyphique, il caractérise l'unité, le point central, le le principe abstrait dune chose. Employé comme signe, il exprime la puissance, la stabilité, la continuité. Quelques grammairistes lui donnent la faculté d'exprimer comme en arabe, une sorte de superlatif; mais ce n'est que le résultat de sa puissance comme signe. Les rabbins l'emploient comme une sorte d'article, et lui donnent le même sens que nous donnons à la relation désignative à. Il est souvent ajouté en tête des mots, en qualité de voyelle redondante, pour les rendre plus sonores et ajouter à leurs expressions". Fabre-d'Olivet.

Son nombre arithmétique est 1.

 

Commentaires

Au delà d'un simple équivalence arithmétique, 1 ou Un est comme la racine Hè ou EHè ou E, un attribut de Æohîm, Lui-les-Dieux. Cette racine servant à développer l'idée de l'Être absolu dessine l'idée d'un souffle double évoquant l'espace dont 1 est l'étendue ou déploiement. .

 

Hè ou E.................1 ..............Hè ou E

Hè ou E..........................................................1.....................................................Hè ou E...

 

l'extension et l'étendue dans la Bible

 

 

Commentaires par la cosmogonie égyptienne


"Employé comme signe, il exprime la puissance, la stabilité, la continuité": la force par la nuque et les cornes pour créer un cycle à partir d'une proportion corporelle, la stabilité par la jambe centre du cosmos , et la continuité des générations par le sexe

 

le taureau et ses attributs: puissance, stabilité et continuité

la puissance et l'espace comme résultante

Aleph et Hè , A et E , puissance et espace séparés et liés par l'idée d'extension (Lamed ou L, L) se retrouvent dans l'écriture de Dieu, Lui-les-dieux, Ælohîm, translittéré Ælohîm.

Selon les Textes des pyramides l'espace se dit par l'énumération de deux villes Héliopolis et Abydos, la puissance triple tient des qualités attribuées symboliquement à celles-ci: cité du Principe (Atoum) et de la lumière divine (Râ) pour la première, lieu du mystère de la résurrection pour la seconde .

ATOUM-RÂ: Dont le nom signifie "celui qui est et celui qui n'est pas" est le principe créateur qui s'est éveillé dans l'océan d'énergie primordiale". Sous sa forme solaire, Atoum décrit le cycle et le temps: " je suis khépri le matin, Ré à l'heure de midi, Atoum le soir"[2] assemblant ces deux concepts dans le principe créateur."

L'espace se dit par l'énumération de trois villes, prélude à la tri-unité pour décrire une la puissance par le verbe se gravant, d'incisant dans la matière-l'acte d'écrire:


« Trois dieux sont tous les dieux : Amon, Râ, Phtah, qui n'ont pas leurs pareils. Celui dont la nature (litt. le nom) est mystérieuse, c'est Amon; Râ est la tête; Phtah est le corps. Leurs villes sur terre, établies à jamais, sont Thèbes, Héliopolis, Memphis (stables) pour toujours. Quand il y a un message du ciel, on l'entend à Héliopolis; on le répète dans Memphis à Phtah (Neferher); on en l'ait une lettre, écrite en caractères de Thot, pour la ville d'Amon (Thèbes) avec tout ce qui s'y rapporte. La réponse et la décision sont données à Thèbes, et ce qui sort c'est à l'adresse de l'Ennéade divine, tout ce qui sort de sa bouche, celle d'Amon. Les dieux sont établis pour lui, suivant ses commandements. Le mes-sage, il est pour tuer ou pour faire vivre. Vie et mort en dépendent pour tous les êtres, excepté pour lui Amon, et pour Râ (et pour Phtah), unité-trinité1. » A.Moret citant Gardiner (7].


L'espace se dit aussi aussi à partir d'un moyeu central ou cardinalement :

"les Occidentaux qui sont sur terre appartiennent au pharaon.
Les Orientaux qui sont....
Les Méridionaux....
Les Septemtrionaux..."
321a. Sethe). Traduction C.Jacq.

Et la puissance de même:

"Le taureau possède quatre cornes: une à l'ouest, une à l'est, une au sud, une au nord, le pharaon lui demande de baisser celle de l'ouest pour qu'il puisse passer". Sethe.303.c-d.

 

Avec le christianisme, les vertus cardinales, la puissance et l'espace, comme concept créateur, semblent avoir trouvé un ultime aboutissement. Quatre statues forment un espace autour d' un corps mort allongé en forme de gisant: La Force, la Justice, la Tempérance et la Prudence. La Force est y représentée par une jeune femme extrayant un dragon par la fissure d'une tour, Mais avant cela comme thème, la force fut t utilisée, par les grecs, puis par les romains.

 

Dans la Genèse en écriture hébraïque, le transfert de puissance ou d'une partie de la Puissance en général se réalise en attribuant des propriétés vraies ou imaginales au points cardinaux, à un point de l'espace espace. Nommer ces directions c'est agir par la voix puis l'écrit (graver c'est écrire) de là: fixer, baser la Puissance.

 

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El-il-assigna-nom, Luii-les-Dieux, à-la-lumière, Jour (manifestation universelle) ; et-à-l'obscurité, il-assigna-nom Nuit (négation manifestée, nutation des choses) : et-fut-occident, et-fut-orient (libération et itération) ; Jour premier (première manifestation phénoménique).

 

Le verbe assigner construit sur la racineRes Qoph, QR, développe l'idée de tout ce qui est incisif, pénétrant, raide, droit; tout ce qui grave ou sert à graver, toute espèce de gravure et de caractère, de signe propre à conserver la mémoire des choses. GR: De l'idée de caractère et d'écriture renfermée dans cette racine, a découlé celle de lecture, celle de tout discours oratoire, fait à haute voix; de là, les expressions divers de crier, s'écrier, dire, proclamer, lire, appeler, désigner une chose par un nom, par un signe convenu, convoquer, évoquer, etc...

ResWawQoph, ResWawQoph, ResYodQoph: Q°OR, Q.OR et QIR: l'idée d'incision a fait naître celle d'inciser, de creuser; et de là celle de puits, de fontaine, de fossé, de trappe, de piège, d'abîme; mais tout ce qui est incisif, pénétrant, raide, cause une sensation qui rappelle celle du froid: de là, avec la froidure, celle de tout ce qui peut en garantir, comme une enceinte murée, une grotte, une tour; et par extension, une ville

La Puissance et l'émergence

La cosmogonie de Moïse débute la création dans un milieu amniotique, les eaux primordiales représentées par la lettre Men ou M, (terminant d'ailleurs l'écriture de Ælohîm, Lui-les-Dieux) possède une faculté d'émergence représentée par la lettre Waw, Waw, O, W. Ce caractère a pour première acception en qualité de consonne, l'eau. Appelé convertible universel, il est l'image du nœud qui réunit ou du point qui sépare l'être du néant, cela dans son acception verbale aérienne, le son; il s'écrit Waw. Dans sa troisième acception dite vocale lumineuse- "je me dis", Waw s'écrit Waw. Enfin avec la lettre Ayin, Ayin, nous atteignons le sens matériel (Ayin-A: la réalité physique, Ayin-D, Ayin-B, la densité, AyinG: le feu véhément, la durée, les choses temporelles, etc..).

Le concept d'émergence ainsi retracé se résumant ainsi : un "feu" émerge de" l'eau" semble fort ancien: " Pour les anciens égyptiens, l'univers entier,qu'il soit esprit ou matière, baigne dans un océan d'énergie primordiale qui porte le nom de "nou(n). le terme s'écrit avec une ligne brisée..... de cet océan primordial provient une flamme qui doit "tomber" à savoir être apaisée et perdre sa capacité de destruction. traduction. il existe donc un "feu"dans l'eau", une étincelle de vie qui anime la masse d'énergie primordiale." C.Jacq .Sethe 237.a.

A Héliopolis Toum forme locale de Râ, flottait dans le Noun. Toum signifiant à la fois "néant" et "totalité". Il y restait à l'état informe, inconsistant, instable. "il ne trouvait pas d'endroit pour se tenir" (Papyrus de Leyde). arriva un instant ou Toum désira" fonder dans son "cœur" tout ce qui existe. Pour cela "il se dressa parmi ce qui était dans le Noun, hors du Noun et des choses inertes". Ailleurs le verbe est substitué au "feu" : Osiris déclare s'identifier avec l'eau primordiale au démiurge Toum, en ces termes: "Viens ici, Viens à moi, ou Viens à nous".Pour A Montet [4] , d'où sont extraites ces lignes le cri "Viens ici, ou Viens à moi serait le verbe proféré par Toum-Osiris qui fait surgir la lumière du chaos.

 

L'émergence dans le Sepher Beræshith, se fait à travers les acceptions sonores verbales et vocale lumineuse du caractère Waw. L'émergence est le transfert de puissance dans l'espace à partir d'un moyeu, d'un point central. Ce transfert est révélé par deux termes, le souffle et l'abîme. Par souffle l'on entend généralement vent, haleine, souffle vital et de là, esprit.

Ruâh s'écrit avec un Waw "verbal aérien, il s'agit là d'un son, venant modifié ce qui est dit en la racine RH, dont l'arabe par la racine onomatopée... peint l'effort du vent sur quelque chose. La racine hébraïque indique toute idée d'expansion et de dilatation aérienne: le vent, le souffle, l'âme, l'esprit: tout ce qui meut, émeut, anime, inspire, transporte. Le son vu comme un vent, un souffle, animerait, serait la cause d'une animation vitale. Cette animation vitale se déclenche en deux phases:

Un son peut être le produit d'une perception, d'une sensation: aie!, Oh! par ex, .et dans l'écriture, ici, le son vient avant la conception de la surprise, de la douleur.

1. Le son produit par Ælohîm , lui-les-Dieux sur lui-même, intérieurement est le résultat d'un état double équilibre / déséquilibre se traduisant à l'aide des nombres ainsi: de Aleph la puissance, première lettre à la douzième Men ou l'eau, traduit transcrites en nombres:

les nombres 1 à 12

Le rapport 20/19= 1.0526 donne la valeur approchée du 1/2 ton, 1.0535: Do5 ou Do# par ex.

Le son produit par Ælohîm sur lui-même se produit dans un milieu isotrope," l'eau Men , Men, M, vue ainsi: tout ce qui est local , plastique et passif. Ælohîm agit par extension AL, Lamed ou LAleph sur lui-même HèLamed ou L. Ce son a pour effet la production d'un amassement, comme l'être la mer à la surface du globe. Le Men final, Men final , de Lui-les-Dieux, Ælohîm, indique un sens collectif, ici l'idée d'entassement, dans un sens propre et restreint: la mer. L'idée d'entassement, dans sa modalité, à savoir le son émanant du créateur a été conservé dans l'arabe.....qualifiant une sorte de cri de rassemblement, la racine hébraïque HéYod évoquant là uniquement : la vie manifestée.

Pour résumer, dans son mouvement d'extension sur lui-même Ælohîm, s'amasse périphériquement sur lui-même et ce par l'entremise d'un son. Cet amasse ment est le signe de la mise en volume (s) ou limitation de l'espace.

2. le souffle Ruâh expression expansive de L.l.dieux se heurte à une autre force, compressive celle-là: l'obscurité dont l'action s'exerce par un intermédiaire : l'abîme.

 

Ælohîm - le souffle
AL
L'eau - la Mer
 
l'Obscurité - l'abîme
AC

 

L'écriture sur laquelle l'obscurité est construite repose sur deux racines contractées H-Sin et A-C final porteuse de puissance à travers la lettre Aleph est non pas un attribut de Lui-les-Dieux, mais "l'autre face" du principe créateur. Dans la théologie chrétienne les qualificatifs bien et mal utilisés pour Dieu et Satan ou Diable évoquent ce concept.

 

Dans la Genèse en écriture hébraïque, l'Obscurité possède deux propriétés apparemment contradictoires : elle est une ardeur interne cherchant à se distendre:un feu central: principe appétant, tout ce qui amène l'aridité et une puissance de compression douée d'un mouvement relatif. Comme images complémentaires cela serait la vis d'un pressoir, qui par réaction subirait un mouvement inverse et d'une pompe à vélo bouchée à l'extrémité, dont le piston poussé à l'extrême compresserait l'air tout en l'échauffant, et qui brusquement libéré produirait le mouvement inverse.

 

sqs
Bible moralisée de Philippe le Hardi ; XVe ca077
Christus in der Kelter 

A gauche, Dieu actionnant le pressoir [8 [9]

Le balancement entre une force extensive et une force compressive est ce qui caractérise la vie et plus largement l'existence. Le cœur en est un symbole. l'auteur présumé du Sepher Beræshith a choisi la terre comme corps vivant.

Et-la terre-existait.....

 

2. Le son produit par l'abîme s'ouvrant est le résultat d'un mouvement d'un mouvement de va-et-vient de la terre sur elle-même. Bien qu'ayant choisi la terre comme image d'un corps vivant, le Sepher décrit dans ce terme une concept toute autre bien que pouvant se rapprocher d'une corporification terrestre: le serpent. le terme AERTz, par sa racine RTz, indique une sorte de mouvement de vibration, recommençant et finissant, reptiforme, qui se propage en se divisant. C'est aussi, tout se qui se meut par secousses; tout ce qui se rompt, se partage: une rupture, un morceau.

 

Cette existence traduite en nombres ainsi: de la treizième lettre au 24 me caractère de l'alphabet hébraïque, Men final, l'amassement, met en évidence, la aussi un état double:

sqs

56/55 = 1.018. légèrement supérieur au comma pythagoricien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Comma_(musicologie)

Et-la terre-existait.....Do 6.

 

Du 25ème caractère, Num final indiquant toute idée de déploiement et d'augmentation au 28 me caractère ALeph final, état d'équilibre sera atteint: le silence


qs

 

 

La puissance par l'Obscurité, l'espace et le temps:

Dans la Genèse hébraïque l'existence suit non pas la ligne mais la courbe du Temps ou chemin parcouru entre les renaissances solaires (Jour premier, jour second etc...). Le temps solaire débute à 6 heures du matin, à l'orient, pour se terminer à 18 heures. la course solaire définit heures diurnes, les heures nocturnes sont définies par l'écoulement de l'eau. En lettres Alpeh pour 1 et Men final pour 24

 

 

sqs
qssq
   

Des caractères finaux surnuméraires en termes d'heures associés au lettres du cycle "normal", deux associations sont usitées pour former des racines: 1-25: Aleph-Nun final et 4-28Dalet-Aleph final. En effet 2.26 Beth-Phé est inusitée et 3.27 Gimel-Tsadé final de même.

1-25: Aleph-Nun final, la somme de mes facultés: la seité. mais aussi, quand il est modifié par le signe Waw dans son acceptation verbale sonore: la faiblesse, et par le signe Waw dans son a cc pet ion verbale intellectuelle: la force.

4-28: Dalet-Aleph final, le signe de l'abondance naturelle réuni à celui de la manifestation, développe toutes les idées de suffisance, de raison suffisante; de cause abondante, et de divisibilité élémentaire.

Ces idées associées à l'idée d'Obscurité (lettre Kaph final) développe numériquement l'origine de l'espace 1-25 et 4-28, le ton musical.

650 (N) 560 (M) 480 (C)
90/80= 1.125

 


Aleph par l'écriture de son nom: pé finallamedAleph  


Résumé: le terme Aleph conceptualise l'idée d'un point de départ cosmogonique par lequel une tri-unité engendre un quatrième terme: le mouvement ou action .Le point de départ consiste en un mouvement extensif suivi d'un retour en forme d'enveloppement; c'est-à-dire: A comme Aleph, puis A le retournement en écriture du même terme, et A son inversion, dans un mouvement cyclique d'enveloppement [description].

Le terme Alpeh est placé à travers le caractère,Gimel ou G (déterminatif) sous le signe de l'organisation. Avec la racine GA se développe toutes les idées d'agrandissement, de croissance, de développement organique, d'augmentation, de magnitude. Son double déterminatif GG, indique toute idée d'élasticité; tout ce qui prête et s'étend sans se désunir.

Le terme Aleph, formé des racines AL puis LPh développe premièrement l'idée d'un mouvement extensif, dont les arabes et les hébreux en ont tiré le nom de Dieu, et secondement celle de réaction, de retour sur soi-même, de réfraction.

Ce terme, par la lecture inverse, met en avant par PhL, l'idée de germe et par LA, l'idée d'action dont rien ne borne la durée, de mouvement sans terme: de là les idées opposées, d'être et de néant.

Ses nombres retranscrits en lettres mettent en évidence l'idée d'une tri-unité AAA et par HGA , tout d'abord l'idée d'une action rude et continuée; tout mouvement tourbillonnant; tout transport de joie; une joute, un jeu, une fête populaire, un tournois un carrousel, puis ensuite les mêmes idées décrites dans la racine GA.

 

webographie et bibliographie  

 

[1]
[2]
[3]
A la recherche du « texte primordial »
Qui n'a voulu saisir mieux, saisir autrement, et les êtres et les choses, pas avec des mots, ni avec des phonèmes, ni des onomatopées, mais avec des signes graphiques?. Emma Viguier, Henri Michaux.
[4]

-A propos du nom des lettres de l'alphabet latin

-L'Épigraphie latine

[5]
Le culte du taureau de la Préhistoire
aux Corridas espagnoles.

J. R.; Conrad. Payot, Paris 1961
La corrida de l'Age de la Pierre — Le culte du taureau en Mésopotamie, en Inde, en Egypte, en Afrique, au Proche-Orient, en Crète et en Grèce — Les arènes de Rome — La Corne, la Croix et le Croissant -— La corrida espagnole
[6]
Le Bestiaire des pharaons
Pascal Vernus - Jean Yoyotte.
Perrin. Paris .2005

le taureau

Le taureau, pages 561-601.

7]
Les Mystères égyptiens
Alexxandre Moret
Gérard Montfort . Saint-Pierre-de-Salerne 27800 BRIONNE. 1983
En théorie, c'était le mort lui-même qui renouvelait sa vie en passant par la peau des victimes; ainsi avait fait Osiris ; ainsi devait faire tout homme soucieux de son salut; des monuments montrent, en effet, le défunt ou l'initié exécutant lui-même le rite."
[8]
-Le Pressoir mystique
'Danièle Alexandre-Bidon (dir.), 


.
- Moulin mystique. À propos d'un chapiteau de Vézelay : figures allégoriques dans la prédication et dans l'iconographie romanes 
[9]

Note s sur deux thèmes iconograohiquesd'origine occidentale dans la peinture murale d'autel au temps de constantin Brancovan Alisabeta Negrau.