cosmogonie de Moïse
   
 

 

 



GEnese de MOÏSE

 


Au commencement

ou bien

Dans et EN Principe ?

 

 

 

 


(Texte hébraîque et transcription en caractères latins)

Genèse
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.

(Louis Segond)

Genesis
In principio
creavit Deus caelum et terram.

(St-Jérôme)


Livre du Principe
Dans le Principe, Ælohfm, Lui-les-Dieux, l'Ètre des êtres, avait créé en principe
ce qui constitue l’existence des Cieux et de la Terre
.
(Fabre-d'Olivet)

 

St-Jérôme traduit le titre tout d'abord par Genesis, puis ensuite ce même terme (Ch.1.v.1) : In principio, (dans le Principe) ; L. Segond: La Genèse pour le titre et ensuite Au commencement, introduisant ainsi la durée.

Le Principe suivant Aristote (La Métaphysique)

" ... Principe veut encore la cause initiale qui fait naître une chose, sans en être un élément intrinsèque, et ce dont sort primitivement et naturellement le mouvement de la chose ou son changement", puis, "entre les principes, les uns sont intrinsèques et inhérents et dans la chose même; les autres sont en dehors d'elle; et c'est dans ce sens qu'on dit que la nature est un principe...". livre 1, chap.1 .Traduction Barthémy-Saint-Hilaire,

Étymologiquement:
-Principe décrit ce qui vient en tête, le prince déambule toujours en tête. Dans l'ordre d'apparition à la naissance, la tête vient généralement en premier.
- Naturellement: : "ce qui est conforme au caractère d'une chose".

Le Principe pour Fabre-d'Olivet

Le mot BRAShITH ,  dont il s’agit ici, est un nom modificatif formé du substantif RASh , la tête, le chef, le Principe agissant, infléchi par l’article médiatif B, et modifié par la désinence désignalive ITh II signifie proprement, dans le principe, avant tout; mais au figuré, il veut dire, en principe, en puissance d 'être.

Voici comment on peut arriver au sens hiéroglyphique. Ce que je vais dire servira d’exemple pour la suite. Le mot
RASh , sur lequel s’élève le modificatif , signifie   bien la   tête; mais ce n’est que dans un sens restreint et particulier. Dans un sens plus étendu et plus générique, il signifie le principe. Or, qu’est-ce qu’un principe? Je vais dire de quelle manière l’avaient conçu les premiers auteurs du mot RASh . Ils avaient conçu une sorte de puissance absolue, au moyen de laquelle tout être relatif est constitué tel; et ils avaient exprimé leur idée par le signe potentiel Aleph, A, et le signe relatif Sin Sh, réunis. En écriture hiéroglyphique, c’était un point au centre d’un cercle. Le point central déployant la circonférence, était l’image de tout principe. L’écriture littérale rendait le point par Aleph, A , et le cercle par S ou Sh. La lettre S, représentait le cercle sensible, la lettre Sin Sh, le cercle intelligible qu'on peignait ailé ou entouré de flammes. Un principe ainsi conçu était, dans un sens universel, applicable à toutes les choses, tant physiques que métaphysiques ; mais dans un sens plus restreint, on l’appliquait au feu élémentaire ; et selon que le mol radical ASh était pris au propre ou au figuré, il signifiait le feu, sensible ou intelligible, celui de la matière ou celui de l’esprit.

Prenant ensuite ce même mot , dont je viens d’expliquer l’origine, on le faisait régir par le signe du mouvement propre et déterminant, et l’on obtenait le composé , c’est-à-dire, en langage hiéroglyphique, tout principe jouissant d’un mouvement propre et déterminant, d’une force innée bonne ou mauvaise. Cette lettre
R se rendrait en écriture sacrée par l’image d’un serpent, debout ou traversant le cercle par le centre. Dans le langage ordinaire, on voyait dans le mot , un chef, un guide , la tête de tel être, de telle chose que ce fut ; dans le langage liguré, on entendait un premier moteur, un principe, agissant , un génie bon ou mauvais, une volonté droite ou perverse, un démon, etc.»; dans le langage hiéroglyphique on signalait le Principe principiant universel, dont il n’était point permis de divulguer la connaissance.

Voilà les trois significations du mot , qui sert de base au modificatif
Au reste, voici, pour ne rien omettre dans ce premier article, comment les quatre versions originales rendent ce mot important. La version samaritaine dit , c’est-à-dire, en substantialilé, en élémentisation, en commencement. Le targum chaldaïque porte
BQDMIN final que l’on peut traduire, dans le point culminant des assimilations univeselles ; dans l'antériorité des temps. Les hellénistes traduisent , et les latins, « in principio ». Les premiers se rapprochent beaucoup plus du samaritain, et les seconds du chaldaïque. Ce qui devait être; car, comme je l’ai dit, les hellénistes consultaient souvent la version samaritaine, et St. Jérôme, les rabbins de Tibériade attachés aux targums.


Grammaticalement (suivant le vocabulaire radical) l'écriture du terme , BRAShITh développe les idées suivantes:


Bet ou B, qualités et propriétés

Bet, B


Le terme débute par la lettre Bet ou B décrivant une action intérieure et paternelle. cette action s'exécute sans extraction ni division des parties. L'idée de paternité sous-entend celle de descendance, un fils.

l'idée d'action intérieure sous-entend celle d'espace dans lequel l'action, les actions vont se déployer hors la durée comme l'indique l'idée de fils potentiel

Res ou r, qualités et propriétés

Res, R

La lettre Res ou R , est le signe du mouvement correspondant dans ce terme, à l'action paternelle.
Ce mouvement considéré comme "bon" ou mauvais" se réfère à l'idée d'un feu pouvant réchauffer le corps mais aussi le détruire, mais aussi l'indication d'un mouvement en ligne droite dans l'espace.
Aleph ou A, qualités et propriétés

Aleph, a

Ici, la cause initiale, la puissance est signifiée par la lettre Aleph ou A.
Aleph ou A, recouvre l'idée de puissance, de stabilité et de continuité (générationnelle). Dans son acception idéographique, ce caractère représente le point central. Cette lettre située dans un terme décrivant une chose, en représente le principe abstrait.

 

BRA pris séparement se traduit par créer - "un fils" , mais d'ordre potentiel, en puissance d'être, contenue dans une puissance d'être. Un fils de chair s'écrivant BN
lettre Sin, qualités et propriétés

Sin, Sh

La lettre Sin ou Sh se caractérise par l'idée du mouvement et de la conjonction: c'est la partie de l'arc d'où s'élance la flèche. C'est le signe de la durée relative et du mouvement qui s'y attache. Ce lettre attachée à la précédent, Aleph forme l'idée de tout principe actif, de tout centre déployant sa circonférence. Or ici le principe est encore immobile et Aleph-Sin comme Aleph-Res, en retour, désignent un feu considéré dans l'absence de toute substance, un "feu" intellectuel": un va-et-vient intellectuel subissant des inversions.

Yd

Yod, I ou J


Yod
ou I, J, dixième lettre de l'alphabet, souligne l'idée de manifestation, indiquant l'idée de la force ou puissance pouvant entrer dans la durée, mais ici il s'agit là, d'une manifestation strictement intellectuelle ne s'inscrivant pas dans la durée. Manifestation recouvre ici l'idée de main, ce que l'on saisit avec la main, et intellectuellement.


Taw

Taw, Th

Taw ou Th, dernière lettre de l'alphabet est placé sous l'idée de la réciprocité.
Le caractère proto-sinaïque dessine un croisillon.

 

 

 

Commentaires

Le terme BRAShITH est construit sur deux racines BITh et RASh. analysée ci-dessus.

Le caractère Bet Bet ou B comme image symbolique, représente la bouche de l'homme, son habitation, son intérieur. Employé comme signe grammatical, il est le signe paternel et viril, celui de l’action intérieure et active.

BTh.Toute idée d’espace intérieur, de lieu, d’objet contenant, de demeure propre, de réceptacle, de logis, d’habitation, etc.
L’ar .une chose dé­tachée, coupée, taillée, distribuée en parties caractérise une chose détachée, coupée, taillée, distribuée en parties. On entend par une sorte de rejaillissement une sorte de rejaillissement; et par une sortie brusque, un froissement une sortie brusque, un froissement.

BITh. Lieu séparé et particulier; un logis, une habitation : ce qui compose l'intérieur, la famille : ce qui est interne, intrinsèque, propre, local; etc.

TH employé comme signe grammatical dans la Langue hébraïque, est celui de la sympathie et de la réciprocité; joignant à l’abondance du caractèreD, à la force de résistance et de protection du caractère T, l’idée de perfection et de nécessité, dont il est l’emblème".