cosmologie et cosmogonie de Moïse

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Genese de MOïse

Lettres finales

Aleph, La puissance


Introduction
Kaph, C
Mem, M
Nun, N
Pé, P
Tzadé, Tz

 

 

 

 

 

Géométriquement, Aleph, A, la puissance, stabilité et continuité générationnelle, peut être conçu sous la forme d'un point central. De ce point fixe et stable, diverses idées et actions sont conçues, dont le vocabulaire radical (AB, AC, AD) rend compte.par des idées de cause productive, volonté efficiente, mouvement déterminant, force générative, d'extraction, d'élévation, de compression, etc.. (voir Aleph, vocabulaire radical).

Nota: La puissance, stabilité et continuité conçues d'une manière potentielle, ne peut s'accomplir (Aleph final) , qu'entre les deux lettres: Bet, B et Mem ,M. La première employée comme signe grammatical, il est le signe paternel et viril, celui de l’action intérieure et active. C’est, en hébreu, l’article intégral et indicatif, exprimant, ainsi que je l’ai expliqué dans ma grammaire, entre les noms ou les actions à peu près le même mouvement que l’article extractif Mem ou M mais avec plus de force, et sans aucune extraction, ni division des parties. La seconde employée comme signe grammatical, il est le signe maternel et femelle, celui de l’action extérieure et passive; placé au commencement des mots , il peint tout ce qui est local et plastique ; placé à la fin, il y devient le signe collectif, développant l’être dans l’espace infini, autant que sa nature le permet.

La racine AB recouvre l'dée de paternité-descendance / germe-fruit-germe-fruit. Avec AM on trouve les idées d'origine, mesure, matrice, métrpole, nation. Voir MA, MB, BA, BM.

Fig.1. Si l'on prend le terme Principe (BRAShITh) comme lieu d'une action potentielle paternelle, intérieure et active, ( B. fig.1), la puissance d'un son émis (BRAShITh) (tohu-bohu) crée une matrice, lieu supposé d'une continuité générationnelle.


Le rhombe [1]


Fig.2. En retenant le terme ALEIM final (Lui-les-Dieux) porteur de la puissance en action (AL) débouchant sur un état d'amassement, un "chosification"(M final) , le retour sur lui-même, par un face à face l'oblige à se restaurer dans son état initial.

En traits pleins: les jours ou manifestations phénoméniques.
En pointillés: les lettres


Fig.1-2. En mettant en avant le terme EMIM final (des-eaux) où le signe de la manifestation Yod (I-J) est présent entre états de mobilité et d'amassement, on constate, fig. 1-2 qu'il appartient par sa nature à deux cycles différents.


Voir MI, IM


 

Aleph, A et les lettres-graphes
dont la valeur numérique reste constante dans l'ordre des dizaines et centaines:
Pé - Tsadé
P - Tz

La puissance, stabilité et continuité générationnelle , Aleph, se réalise en Aleph final à travers d'autres signes évoquant l'amassement: M final, la prolongation: N final, la contraction: C final et par l'effet d'un son: P final se tranmettant sous forme d'un mouvement: Tz final.

Lettres finales et valeurs numériques

 

 

A final comme idée de puissance achevée

La lettre Aleph final, A final, tient son idée de puissance achevée du Aleph , A contenu dans le terme Principe, BRAShITh et celui débutant Ælohîm, ALEIM final.
Dans le terme Principe, A est précédé du signe du mouvement propre et suivi de celui du mouvement relatif pour former la racine RASh. qui pour Fabre-d'Olivet recouvre les idées ci-après *

Avec Ælohîm, Aleph, A est ligaturé avec le signe de la vie, de l'espace, E , de tout ce qui est animateur et vivifiant , suivi de la lettre Lamed, L, signe de l'extension, de l'élévation, du déploiement, du mouvement expansif.
AE, peint l'idée d'un mouvement de l'âme universelle, origine de toutes les relations interjectives ou interjections.
AL. développe les idées d'élévation, de force, de puissance. AL est le symbole de la force excentrique.

* " Le mot,  dont il s’agit ici, est un nom modificatif formé du substantif, la tête, le chef, le Principe agissant, infléchi par l’article médiatif, et modifié par la désinence désignalive. II signifie proprement, dans le principe, avant tout; mais au figuré, il veut dire, en principe, en puissance d 'être.

Voici comment on peut arriver au sens hiéroglyphique. Ce que je vais dire servira d’exemple pour la suite. Le mot, sur lequel s’élève le modificatif, signifie bien  la tête; mais ce n’est que dans un sens restreint et particulier. Dans un sens plus étendu et plus générique, il signifie le principe. Or, qu’est-ce qu’un principe? Je vais dire de quelle manière l’avaient conçu les premiers auteurs du mot . Ils avaient conçu une sorte de puissance absolue, au moyen de laquelle tout être relatif est constitué tel; et ils avaient exprimé leur idée par le signe potentiel, et le signe relatifréunis. En écriture hiéroglyphique, c’était un point au cenlre d’un cercle. Le point central déployant la circonférence, était l’image de tout principe. L’écriture littérale rendait le point par, et le cercle par. La lettre représentait le cercle sensible, la lettrele cercle intelligible qu'on peignait ailé ou entouré de flammes,

Un principe ainsi conçu était, dans un sens universel, applicable à toutes les choses, tant physiques que métaphysiques ; mais dans un sens plus restreint, on l’appliquait au feu élémentaire ; et selon que le mot radicalétait pris au propre ou au figuré, il signifiait le feu, sensible ou intelligible, celui de la matière ou celui de l’esprit.
Prenant ensuite ce même mot, dont je viens d’expliquer l’origine, on le faisait régir par le signe du mouvement propre et déterminant, et l’on obtenait le composé, c’est-à-dire, en langage hiéroglyphique, tout principe jouissant d’un mouvement propre et déterminant, d’une force innée bonne ou mauvaise. Cette lettrese rendrait en écriture sacrée par l’image d’un serpent, debout ou traversant le cercle par le centre. Dans le langage ordinaire, on voyait dans le mot , un chef, un guide , la tête de tel être, de telle chose que ce fut ; dans le langage figuré, on entendait un premier moteur, un principe, agissant , un génie bon ou mauvais, une volonté droite ou perverse, un démon, etc.»; dans le langage hiéroglyphique on signalait le Principe principiant universel, dont il n’était point permis de divulguer la connaissance.


Voilà les trois significations du mot, qui sert de base au modificatif. Voici, pour ne rien omettre dans ce premier article, comment les quatre versions originales rendent ce mot important. La version samaritaine dit, c’est-à-dire, en substantialilé, en élémentisation, en commencement. Le targum chaldaïque porte,que l’on peut traduire, dans le point culminant des assimilations universelles ; dans l'antériorité des temps. Les hellénistes traduisent,     les latins, « in principio ». Les premiers se rapprochent beaucoup plus du samaritain, et les seconds du chaldaïque. Ce qui devait être; car, comme je l’ai dit, les hellënistes consultaient souvent la version samaritaine, et St. Jérôme, les rabbins de Tibériade attachés aux targums. "                                                                                                     


chapitre Un, verbes porteurs de la lettre Aleph final : créer, considérer, assigner, sortir, voir.

1. PREMIEREMENT - EN - PRINCIPE , il-créa, Ælohîm ( il détermina en existence potentielle, Lui-les-Dieux, l’Être - des - êtres ) , l’ipséité - des - cieux et-l’ipséité-de-la-terre.

 

il-créa, (E) BRA final : toute idée de fructification et de production en puissance de pouvoir se réaliser, dont la rac. AB indique la source: le signe potentiel (A) réuni à celui de l'activité intérieure (B) produit une racine d'où découlent toutes les idées de cause productive, de volonté efficiente, de mouvement déterminant, de force générative. AB: Toutes les idées de paternité. Un désir d'avoir un père, un fruit. En réfléchissant sur ses significations, qui d'abord paraissent diverses, on sentira quelles découlent l'une de l'autre et se produisent mutuellement / la suite du terme créer indique: le rayon du cercle duquel naît la circonférence, une création potentielle (fruit, dont le germe contient en puissance, l'être même qui l'a porté). (3 fois)


L'écriture du terme créer constitue la première partie du mot Principe recouvrant par la lettre B, l'idée d'une action paternelle, intérieure et active sans extraction, ni division des parties. La lettre B, comme image symbolique représente la cavité buccale, mais aussi l'habitation de l'homme.
De la lettre B on peut tirer l'idée d'un champ et de la suite du terme, celle d'une création potentielle de forme circulaire portant en elle sa propre descendance.

4- Et-il-considéra, Lui-les-Dieux, cette lumière comme bonne; et- il-fit-une-solution (il détermina un moyen de séparation) Lui-les-Dieux, entre la-lumière ( élémentisation intelligible ) et entre l’obscurité (force compressive et durcissante).

 
Et-il-considéra, (A) OIRA final: une appétence, un désir / (suivi) d'un rejet / envers une chose pour laquelle on éprouve un sentiment contradictoire.


Par un mouvement intellectuel caractérisé par un attrait et un rejet. Ce tour de phrase met en relief le mouvement de ce qui est nommé "lumière" et dont l'auteur déclare comme étant "bonne"', ici une fructification saine et capable d'éloigner toute corruption.
De fait il ne s'agit pas de la lumière au sens physique du terme, mais une conception intellectuelle, suivie de sa réalisation tangible (une chose reflétant la lumière). L'interprétation: " Et la lumière sera faite et (sera) fut faite" (Fabre-d'Olivet) va sans se sens, en effet l'utilisation de la conjonction de coordination, indique le passage d'un état à un autre.
Il se dégage le concept physique d'une "chose" qui grâce à deux mouvements opposés est capable de fructification


5. Et-il-assigna-nom, Lui-les- Dieux, à-la-lumière, Jour (manifestation universelle) ; et-à-l’obscurité, il-assigna-nom Nuit (négation manifestée, nutation des choses) ; et-fut-occident, et-fut-orient (libération et itération) ; Jour premier (première manifestation phénoménique).

 

Et-il-assigna-nom,(B)OIQRA final: toute progression, marche graduée, de venue, de passage d'un lieu à un autre, le mouvement d'une chose qui s'avance, qui s'ouvre, vient au dehors, venant de l'abîme, / (suivi) d'un rejet / (forment) ce qui constitue la nécessité, la sujétion / à l'action de graver, de conserver, de garantir, de fixer. (3 fois)

il-assigna-nom, (D) OIQRA final: le déséquilibre/ (de) ce mouvement d'une chose qui s'avance, qui s'ouvre, vient au dehors / un désir / (suivi) d'un rejet / (forment) ce qui constitue la nécessité, la sujétion / à l'action de graver, de conserver, de garantir, de fixer. (2 fois)

 

et-il-considéra (A) OIRA final: (A) OIRA final: le désir livré à son mouvement propre, produisant l'ardeur, le feu tout ce qui enflamme / rejette une chose polie, lisse, sans aspérité, mais pourtant ferme, comme le cristal, le rayon visuel. (3fois)


 

8. Et-il-assigna-nom, lui- l’Être- des-êtres à-l’espace-éthéré, Cieux (les eaux éclatantes, élevées) : et- fut-occident, et-fut-orient (libération et itération).

 

10. Et-il-assigna-nom, Lui-les- Dieux, à-l’aridité, terre (élément terminant et bornant); et-à-la- tendance des-eaux, il-assigna-nom, mers (immensité aqueuse, manifestation de l’universelle passive) ; et-il-considéra, Lui-les-Dieux, cela- ainsi bon.

 


il-assigna-nom
: le déséquilibre entre les parties d'une production (fils, fruit) est la condition de ce qu'il est.

l'abîme: celle de l'existence universelle développant sa puissance dans l'espace non borné

12. Et-elle-fit-sortir (provenir, naître) , la terre, une végétante herbe, germinant-germe, d’après- l’espèce-sienne, et une-substance fructueuse qui semence-sienne dans- soi, (avait et aura) selon l’espèce- sienne ; et-il-vit, Lui-l’Être-des- êtres, cela-ainsi-bon.

 

Et-elle-fit-sortir (provenir, naître), (H) OTh°OTzA final: l'existence élémentaire, tout ce qui rend cette existence manifeste et patente, tout ce qui l'annonce aux sens, le chaos / la difficulté de se mouvoir, et le gémissement qui suit cette difficulté, limite, détermine et fait persister.

une végétante, (H) DShA final: Ce qui initial, le sommet, l'unité relative / toute idée de germination, de végétation, de propagation élémentaire, dans le tumulte et dans le calme.

et-il-vit, (A) OIRA final: le désir livré à son mouvement propre, produisant l'ardeur, le feu tout ce qui enflamme / rejette une chose polie, lisse, sans aspérité, mais pourtant ferme, comme le cristal, le rayon visuel. (3fois)


L'existence
élémentaire: Pour l'auteur présumé, au-delà de l'existence absolue EE, ÆLohîm, il existe un état élémentaire d'ordre chaotique (tohu bohu), attractif pour déclencher un retour (un rejet) de Ælohîm sur lui-même.

L'unité relative: est la puissance de la division exprimée par la racine AD, qui, se trouvant arrêtée par l’effort qui résulte de sa contraction avec le signe élémentaire H, devient l’image de l’unité relative. C’est proprement une chose aiguë, une pointe, un sommet.

une végétante: la base d'un végétal représente ici l'unité relative entre deux mouvements s'équilibrant, et à partir duquel se produit une germination.

et-il-vit, l'action de produire, de rejeter, par un feu visuel, l'image d'une chose.


  13. Jour troisième
(troisième manifestation phénoménique).
   

18. Et-pour-représenter-symboliquement dans-le-jour et-dans- la-nuit ; et-pour-faire-le-partage entre-la-lumière et-entre-l’obscurité: et-il-vit, Lui-l’Être-des-êtres, cela-ainsi-bon.

 

 

et-il-vit, (A) OIRA final

  19. Jour quatrième
(quatrième manifestation phénoménique).
   

21. Et-il-produisit-et-forma (il créa), Lui-l’Être-des-êtres, l’existence - individuelle de-ces-amplitudes-corporelles les-grandes (légions de monstres marins), et- celle-de-toute-âme de-vie mouvante d’un-mouvement-contractile, laquelle originaient-à-foisons les-eaux; selon-L’espèce-à-eux ; et-celle-de- tout-volatile à-l’aile forte-et-rapide, selon-l’espèce-sienne : et-il-vit-Lui- les-Dieux, cela-ainsi-bon.

 
Et-il-produisit-et-forma (il créa), (B) OBRA final: le mouvement d'une chose qui s'avance, qui s'ouvre, vient au dehors / le rayon du cercle duquel naît la circonférence, une création potentielle (fruit, dont le germe contient en puissance, l'être même qui l'a porté).
  23. Jour cinquième
(cinquième manifestation phénoménique).
   

27. Et-il-créa, Lui-les-Dieux, l’ipséité d’Adam (similitude première, unité collective, homme universel) en-ombre-sienne, en- ombre-de-Lui-l'Être-des-êtres, il- créa-lui (Adam) ; mâle et-femelle il-créa l'existence-universelle-à-eux.

 

Et-il-créa, (B) OBRA final

il-créa, (E) BRA final

il-créa, (E) BRA final

31. Et-il-vit, Lui-les-Dieux, ce- tout lequel il-avait-fait, et voici! bon autant-que-possible (selon sa mesure), et-fut-occident, et-fut- orient (libération et itération), jour sixième (sixième manifestation phénoménique).

  Et-il-vit, (A) OIRA final

 

 

Aleph, 1 à 1000, les états et actions

La puissance, stabilité et continuité (Aleph) sont indissociables des notions, d'une part, d'espace borné pour former les surfaces et volumes, ceci intellectuellement par l'entre-mise des nombres, puis tangiblement, ce qui tombe sous les sens et d'autre part d'espace non borné ou sans début ni fin.
L'espace non borné, dans la création du Monde, est conçu à travers l'idée deux souffles, aspirant et expirant, figurant le mouvement premier ou dernier accordé à la vie. Cette vie dans son sens absolu ou non réductible est écrite ainsi: Hé-Hé, EE , racine développant l'idée de l'Être absolu, Ælohîm, Lui-les-Dieux, Dieu. Fabre-d'Olivet commente le terme Hé-°Waw-Hé-Yod nom de Lui-les-dieux transcrit ici par E°OEI ainsi:

"Ce nom offre d’abord le signe indicateur de la vie, doublé, et formant la racine essentiellement vivante EE. Cette racine n’est jamais employée comme nom ; et c’est la seule qui jouisse de cette prérogative. Elle est, dès sa formation, non seulement un verbe, mais un verbe unique dont tous les autres ne sont que des dérivés: en un mot, le verbe E°OE, êlre-étant. Ici, comme on le voit, et comme j’ai eu soin de l’expliquer dans ma grammaire , le signe de la lumière intelligible(*) °O est au milieu de la racine de vie. Moyse , prenant ce verbe par excellence pour en former le nom propre de l’Être des êtres, y ajoute le signe de la manifestation potentielle et de l’éternité I ou J , et il obtient , Ihôah I E°OE, dans lequel le facultatif étant, se trouve placé entre un passé sans origine, et un futur sans terme. Ce nom admirable signifie donc exactement, l'Être-qui-est-qui-fut-et-qui-sera.
Quelquefois on trouve ce nom écrit Aleph Hé °Wav Hé, AE°OE : et, dans ce cas, le signe de la puissance est substitué à celui de la durée. Il devient d’autant plus mystérieux que la première personne du futur remplaçant la troisième , il semble n’appartenir qu’à l’être qui le porte de le proférer. Il signifie alors: Moi-l'Êlre-qui-suis-qui-fus-et-qui-serai.
La version samaritaine n’altère aucunement ce nom divin qu’elle rend par . Le targum    chaldaïque  le rend par YOD YOD YOD, I ou J trois fois, les trois Éternités, ou l’Éternité des éternités. Le syriaque porte , et le grec , qui veulent dire également le Seigneur, ou plutôt, en interrogeant l’étymologie , l'Éclatant et le Lumineux."

(*) le signe de la lumière intelligible ° Waw ou °O,

°W, se rapporte au concept d'une proportionnalité intellectuelle, un rapport par le nombre de qui va passer de l'état potentiel à la réalisation, les choses.

Si la racine E(A) développe l'idée d'une existence évidente. (A) E, indique l'idée de volonté en puissance, et considérée indépendante de tout objet, et dont le son sous la forme d'une relation interjective (Ah!,Eh!, Ôh!, Hi!, Eh!) en est l'expression.

souffle inspirant (interjection ) souffle expirant.

De ce qui précède, Aleph, A: la puissance, stabilité et continuité résultent d'une émergence sonore pouvant se transcrire numériquement. selon celle-ci, Aleph, peut être quantifié par 1, l'unité, dont le terme Un au féminin peut répondre.

 

 

Aleph, A
1
Emporte avec lui d'une part , les idées de puissance, de stabilité et de continuité, mais aussi un point central
 
999
TTT
Aleph final
1000
En position finale: l'idée d'une réalisation, d'un accomplissement.

- 999, TTT, peut être vu comme trois lieux de résistance séparés: le caractère T représentant image symbolique, l’asyle de l’homme; le toit qu’il élève pour le protéger; son bouclier. Comme signe grammatical, il est celui de la résistance et de la protection.

- 999, TTT, vus comme deux sous-ensembles T((T)) T peindrait deux fois: tout ce qui éclabousse: la boue, la fange, le limon, une vase corrompue, un limon puant, au figuré: la terre, soit deux champs de même nature* imbriqués l'un dans l'autre.

* nature: matière primordiale-matière inorganisée ou sans forme( non moulée)

La création en puissance d'être des-cieux, de la-terre (1) dans ce qui constitue le Principe , puis sa réalisation en acte de ce est nommé et-la-terre (chap.1,v.1-2) au sens figuré du terme peut se référer aux idées évoquées ci-dessus.

les-cieux* (et-la-terre) la-terre*
* de même nature, mais différents plus tard en substance (qualité, quantité, puissance).

1. PREMIEREMENT-EN-PRINCIPE, il-créa, Ælohîm (il détermina en existence potentielle, Lui -les-Dieux, l'Être-des-êtres), l’ipséité-des-cieux et-l’ipséité-de-la-terre.
2 . Et-la-terre existait puissance-contingente-d’être dans-une-puissance-d’être...

(*) Sur ce point, les Textes des Pyramides, selon C. Jacq, affirment: "Ciel et terre n'ont pas toujours existé, et leur venue à l'existence est le le résultat d'une mutation, d'une transformation.... La vie véritable est d'ailleurs d'ordre céleste... "Au ciel on vit; sur terre, on existe".
(La tradition primordiale de l'Êgypte ancienne selon les Textes des Pyramides. C. Jacq)


- 999, TTT, vus comme deux sous-ensembles (T(T) T)
- d'après le chaldaïque TT. se prend quelquefois pour exprimer le nombre deux, dont voici les aspects rapportés à la nature des-cieux et de la-terre.

 
Les-cieux
 
1

L'effet des choses qui se rapprochent, se touchent, se contractent

2

toutes les idées de mutation, de transition, de passage d’un état à l’autre, de redondance

3

un changement de lieu

4 le lien qui unit les choses
5
ce qui est corporisant, gluant, collant, tout ce qui exerce une action mutuelle
6
le lieu vers lequel s'inclinent irrésistiblement les choses, et les choses elles-mêmes qui s'inclinent vers ce lieu; de là, le fondement.
7

l'existence élémentaire, le fondement

8
toutes les idées d'amas et d'entassement
   

et-la-terre

Le nombre Trois, c'est d'une part toute extraction ou soustraction mais aussi tout amalgame, tout pétrissement, le tout caractérisé par un bruit confus de plusieurs choses s'agitant à la fois.
C'est comme nouvelle unité ainsi conçue, l'image de la perfection.
 

la-terre

 
1

L'effet des choses qui se rapprochent, se touchent, se contractent

2

toutes les idées de mutation, de transition, de passage d’un état à l’autre, de redondance

3

un changement de lieu

4

le lien qui unit les choses

 

etc...



999, TTT, vus comme trois sous-ensembles T((T)) T, forment la première représentation d'une surface à laquelle s'ajoutent les idées de rassemblement et de circuit entre les "points" T.

 

Éléments de comparaison
La vie sous forme de circuit dans la théogonie égyptienne.

"...La conception d’une Trinité-Unité apparaît dans le papyrus de Leyde, de l’époque des Ramessides, récemment publié par M. Gardiner (1).Voici comment y est définie la nature du dieu suprême de l’époque, Amon-Thébain : « Trois dieux sont tous les dieux : Amon, Rà, Phtah, qui n’ont pas leurs pareils. Celui dont la nature (litt. le nom) est mystérieuse, c’est Amon; Râ est la tête; Phtah est le corps. Leurs villes sur terre, établies à jamais, sont Thèbes, Héliopolis, Memphis (stables) pour toujours. Quand il y a un message du ciel, on l’entend à Héliopolis; on le répète dans Memphis à Phtah (Neferher) ; on en fait une lettre, écrite en caractères de Thot, pour la ville d’Amon (Thèbes) avec tout ce qui s’y rapporte. La réponse et la décision sont données à Thèbes, et ce qui sort c’est à l’adresse de l’Ennéade divine, tout ce qui sort de sa bouche, celle d’Amon. Les dieux sont établis pour lui, suivant ses commandements. Le message, il est pour tuer ou pour faire vivre. Vie et mort en dépendent pour tous les êtres, excepté pour lui Amon, et pour Kâ (et pour Phtah), unité-trinité (2)...."
A. Moret. Les Mystères Egyptiens.

(1) Hymns to Amon, ap. A.Z., XLII, p.
(2) Litt. • totalisés trois

 

Les phrases indiquant le chemin vers une action accomplie:

L'antécédence ou l'effet suivant d'avance l'explosion de la pensée

Phrase 1
V.1,2,3

PREMIEREMENT-EN-PRINCIPE, il-créa, Ælohîm (il détermina en existence potentielle, Lui -les-Dieux, l'Être-des-êtres), l’ipséité-des-cieux et-l’ipséité-de-la-terre.

Et-la-terre existait puissance-conlingente-d’être dans-une-puissance-d’être: et l’obscurité (force compressive et durcissante) -était sur-la-face de-l’abîme (puissance universelle et contingente d'être ); et-le-souffle de-lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face des-eaux (passivité universelle).

Et-il-dit ( déclarant sa volonté) , Lui-l’Ètre-des-êtres : sera- faite-lumière; et-(sera)-fut-faite-lumière (élémentisation intelligible). /////

Il créa: toute idée de fructification et de production / le rayon du cercle duquel naît la circonférence, une création potentielle (fruit, dont le germe contient en puissance, l'être même qui l'a porté). La phrase 1, v.3. se termine par l'idée de réflexion entre deux temps grammaticaux du verbe être "comme si l'effet eût suivi d'avance l'explosion de la pensée". (le terme lumière étant composé des lettres A°OR. O ou Wav étant écrit dans son acception verbale intellectuelle).

BRA, "il créa  Il serait sans doute aussi long qu’inutile de s’arrêter sur les disputes nombreuses que ce mot a fait naître, et qui toutes se réduisent à savoir si le verbe BR°OA signifie faire quelque chose de rien,ou simplement, faire quelque chose de quelque chose. Les rabbins de la synagogue et les docteurs de l’église, ont bien prouvé par ces luttes verbeuses, qu’ils n’entendaient, ni les uns ni les autres, la langue sur laquelle ils disputaient ; car ils auraient vu autrement qu’ils étaient fort éloignés du point de la question. J’ai déjà eu occasion de chercher la vraie étymologie de ce verbe fameux, et. j’ai prouvé qu’il signifiait, tirer d 'un élément inconnu ; faire passer du principe à l'essence ; rendre même ce qui était autre, etc.. ; ainsi qu’on peut le voir au chapitre de ma Grammaire. Je l’ai dérivé du signe du mouvement propre R réuni à celui de l’action intérieure B. Les arabes l’ont traduit par , dont la racine signifie une chose rare et ténue, une chose sans forme et sans consistance, un vide, un néant. Les grecs l’ont rendu par ,    il fit, et les latins par « creavit », il créa. Cette dernière expression, bien entendue, n’est point éloignée de l’hébreu; car elle sort de la même racine élémentaire AR, élevée sur le signe du mouvement propre R. C’est le mot < Re », indiquant la chose au moyen de laquelle on agit, qui se trouve gouverné par le signe assimilatif , dont les Étrusques faisaient un grand usage. Ce mot, devenu le verbe "creavit" , prend, dans ce nouvel état, un sens qu’on ne pourrait rendre exactement en français, qu’en forgeant le verbe choser. Les samaritains ont rendu l’hébreu par, qui signifie proprement compacter, rendre, dense et compact; ainsi que le prouve le chaldaïque TLM final. Le targum a conservé le mot primitif BRA."

OIAMR, On peut voir par l’étymologie que j'ai donnée de ce verbe important, au chapitrede ma Grammaire, qu’il ne signifie pas seulement dire, mais que, suivant l’occasion où il est employé, il peut atteindre à une signification beaucoup plus relevée. Or, est-il une occasion plus importante que celle où l’Être -des-êtres va manifester sa volonté créatrice ? ne l’entendre que dans le sens propre, c’est le dégrader, c’est affliger la pensée de l’écrivain. Il faut comme le dit judicieusement Maimonides, spiritualiser le sens de ce mot, et bien se garder d’imaginer un discours quelconque. C’est un acte de la volonté, et comme l’indique la composition hiéroglyphique du verbe M°OR, une puissance qui se déclare, se manifeste, et se réfléchit au dehors sur l’être qu’elle éclaire.

Chapitre, Créer, dire:
" Prenons deux Verbes d’une haute importance. BR°OA final, créer et AM°OR, parler, dire, déclarer. La première chose que j’ai à faire, c’est de les rapporter l’un et l’autre aux substantifs dont ils dérivent ; ce qui est aisé en ôtant le signe , qui les verbalise. Le premier me présente dans BRA, l’idée d'une production émanée, puisque BR, signifie un fils, un fruit extérieur; le second m’annonce dans, une déclaration, une chose mise en lumière, puisque MAR, signifie un foyer lumineux, un flambeau. Dans le premier, le caractère A, est un signe de stabilité ; dans le second, il n’est une transposition du milieu du mot au commencement pour lui donner plus d’énergie. Attachons-nous au premier.
Le mot BR, , considéré comme racine primitive, ne signifie pas seulement un fils, mais développe l’idée générale de toute production émanée d’un être générateur. Les élémens en sont dignes de la plus haute attention. C’est d’une part le signe du mouvement propreR, réuni à celui de l’action intérieure B. Le premier de ces signes, quand il est simplement vocalisé par la voyelle-mère A, comme dans AR, s’applique à l’élément principe, quel qu’il soit, et sous quelque forme qu’il puisse être conçu : principe éthéré, igné, aërien, aqueux ou terrestre. Le second de ces signes est le symbole paternel par excellence. Ainsi donc, l’élément principe, quel qu’il soit, mu par une force intérieure, générante, constitue la racine BAR, d’où se forme le substantif composé,'BRA et le Verbe que j’analyse BR°OA: c’est-à-dire, tirer d'un élément inconnu; faire passer du principe à l'essence; rendre même ce qui était autre; porter du centre à la circonférence ; créer, enfin.
Maintenant voyons le mot MAR. Ce mot s’appuie également sur la racine élémentaire AR; mais cette racine s’étant éclairée par le signe intellectuel°O, est devenue A°OR, la lumière. Dans cet état, elle se revêt, non du signe paternel B, comme dans le mot BRA, que je viens d’examiner, mais du signe maternel, image de l’action extérieure, afin de constituer le substantif MA°OR ou MAR;  aussi  ce n’est plus une action intérieure et créatrice, mais une action extérieure et propageante, une réflexion; c’est-à-dire un foyer lumineux, un flambeau dispensant la lumière dont il a reçu le principe.
Telle est l’image de la parole. Telle est du moins l'étymologie du verbe hébraïque AM°OR, qui veut dire répandre au dehors ses lumières ; déclarer sa pensée, sa volonté ; parler, etc."



Le chemin vers la fixation

Phrase 2
Verset 4

Et-il-considéra, Lui-les-Dieux, celle lumière comme bonne ; et-il-fìt-une-solution (il détermina un moyen de séparation] Lui-les-Dieux, entre la-lumière (élémentisation intelligible ) et entre l’obscurité (force compressive et durcissanle). /////

Et-il-considéra: un désir / (suivi) d'un rejet / envers une chose pour laquelle on éprouve un sentiment contradictoire. l’obscurité: la phrase se termine avec la lettre C final développant l'idée de toute compression, de tout effort que l'être fait sur lui-même ou sur un autre pour se fixer, le fixer.

Phrase 3
V. 5,6,7

Et-il-assigna-nom, Lui-les- Dieux, à-la-lumière, Jour (manifestation universelle) ; et-à-l’obscurité,il-assigna-nom Nuit (négation manifestée, nutation des choses) : et-fut-occident, et-fut-orient (libération et itération) ; Jour premier (première manifestation phénoménique).

Et-il-dit, Lui-les-Dieux, il sera fait une-raréfaction (un desserrement, une force raréfiante) au-centre des-eaux : et-il-sera-fait un-faisant-séparer (un mouvement de séparation) entre-les-eaux envers-les-eaux.

Et-il-fit, Lui-les-Dieux, cette- ipséité-de-la-raréfaction (cette force raréfiante; l’espace éthéré); et-il-fit-exister-une-séparation entre les-eaux qui-étaient par-en-bas (affaissées) de-l' espace-élhéré et-entre les-eaux qui-étaient par-en-haut (exaltées) de-l’espace-éthéré : et-ce- fut ainsi.

 

Et-il-assigna-nom, Lui-l'Être-des-étres à-l’espace-éthéré, Cieux (les eaux éclatantes, élevées) : et- fut-occident, et-l’ut-orient (libération et itération). Jour, second (seconde manifestation phénomnique).

Et-il-dit, Lui-les-Dieux, elles tendront-fortement ( inclineront, se détermineront par un mouvement irrésistible) les-eaux par-en-bas (de l’affaissement) -des-cieux, vers un-lieu-déterminé, uniquej et se-verra-l’aridité : el-ce-fut-ainsi.

Et-il-assigna-nom: le mouvement d'une chose qui s'avance, qui s'ouvre, vient au dehors / un désir / (suivi) d'un rejet / (forment) ce qui constitue la nécessité, la sujétion / à l'action de graver, de conserver, de garantir, de fixer.
Note:
V. 7. Et-il-fit: extraire, mettre en avant ce qui est nécessaire à une manifestation-une chose, à partir d'un ordre chaotique (tohu bohu) et assembler les éléments extraits selon leurs propriétés.
V. 7 et 9. le terme ainsi est porteur du signe augmentatif N final.


 

Phrase 5
V. 10,11

Et-il-assigna-nom, Lui-Ies-Dieux, à-l’aridité, terre (élément terminant et bornant); et-à-la-tendance des-eaux, il-assigna-nom, mers (immensité acqueuse, manifestation de l’universelle passivité) : et-il-considéra, Lui-les-Dieux, cela- ainsi bon.

Et-il-dit (déclarant sa volonté) , Lui-les-Dieux fera-végéter, la-terre, une-végétante herbe, germinant-germe, substance fructueuse faisant-fruit, selon-l’espèce-sienne qui-ait semence - sienne dans-soi, sur-la-terre : et-ce-fut- ainsi.

Idem.


 

Phrase 5
V. 12

Et-elle-fit-sortir (provenir, naître) , la terre, une végétante herbe, germinant-germe, d’après- l’espèce-sienne, et une-substance fructueuse qui semence-sienne dans-soi, (avait et aura) selon l’espèce- sienne ; et-il-vit, Lui-l’Être-des- êtres, cela-ainsi-bon.



Et-elle-fit-sortir (provenir, naître): l'existence élémentaire, tout ce qui rend cette existence manifeste et patente, tout ce qui l'annonce aux sens, le chaos / la difficulté de se mouvoir, et le gémissement qui suit cette difficulté, limite, détermine et fait persister.
une végétante, tout ce qui est extrême / toute idée de germination, de végétation, de propagation élémentaire, dans le tumulte et dans la calme.

et-il-vit: le désir livré à son mouvement propre, produisant l'ardeur, le feu tout ce qui enflamme / tout idée de respect, de crainte, de révérence, de vénération; ce qui est repoussé: dédain, dégoût, une chose polie, lisse, sans aspérité, mais pourtant ferme, comme le cristal; le rayon visuel.

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L'idée d'existence potentielle, la terre vide, inanimée de Moïse d'après Fabre-d'Olivet.

Fabre-d'Olivet justifie le terme En et Dans le Principe (In principio) lors de la création d'une terre considérée non pas sous l'aspect du globe terrestre, mais d'une terre au sens figuré du terme et dans un aspect d'existence potentielle, en opposant par la grammaire, les propriétés de celle-ci à celles des traductions anciennes,

 

2. Et-la-terre existait puissance-contingente-d’être dans-une-puissance-d’être : et-l’obscurité (force compressive et durcissante) -était sur-la-face de-l’abîme (puissance universelle contingente d’être) ; et-le-souffle de-Lui-les-Dieux (force expansive et dilatante) était-générativement-mouvant sur-la-face des-eaux (passivité universelle).

, puissance-contingente-d'être dans-une-puissance-d'êlre  "Si l’on examine le sens des quatre versions originales, l'on verra une grande différence entre ce qu’elles disent et ce que je dis.
La version samaritaine porte :, distendue jusqu'à l'incompréhensibilité et très-rare
Le targum chaldaïque dit , divisée jus qu à l'annihilation et vaine.
Les hellénistes traduisent , invisible et décomposée
St-Jérôme entend « inanis et vacua > inanée el vague, ou informe et vide.

L’erreur dans laquelle toutes ces traducteurs sont tombés ici, de pend d’une première chute en apparence bien légère, mais dont les conséquences s’aggravant de plus en plus, les poussent dans un abîme dont rien ne saurait les tirer. Cette première erreur dépend de la manière dont ils ont entendu le premier mot du Sepher, le fameux BRAShItH, (Principe). Ce mot ne les ayant frappés ni dans son sens figuré ni dans son sens hiéroglyphique, a entraîné tout le reste dans le sens propre et matériel qu’ils lui ont donné. Je prie le lecteur de faire une grande attention à ceci, car de là de pend toutes les incohérences, toutes les absurdités qu’on a reprochées à Moyse.
En effet, si le mot (Principe) signifiait simplement, au commencement, dans le principe des temps, ainsi qu’on le disait, comment les cieux et la terre, crées à cetle époque, n’existeraient-ils pas encore au milieu des temps? comment auraient-ils besoin d’un développement successif ? comment seraient-ils restés une éternité dans les ténèbres? comment la lumière aurait-elle été faite après les cieux et avant le soleil? conçoit-on des cieux sans lumière? une lumière sans soleil, une terre invisible, inanée, vaine, sans forme, si elle est matérielle? etc.. etc.

Mais de quoi est-il question pour remédier à tout cela? de presque rien, de rien. II est question d’entendre la langue que l’on traduit, et de voir que ne veut pas dire seulement dans le principe, “ In principio », mais bien En principe; c’est-a-dire, non encore en acte, mais en puissance: ainsi que St-Augustin l'avait pressenti (2). Voilà la pensée de Moyse, pensée profonde qu’il exprime admirablement par les mots ,   ThE.O OBE.O,   dans lesquels il peint de main de maître cet état d’une chose, non seulement en puissance contingente d’être, mais renfermée encore dans une autre puissance d’être; enfin, sans figure, en germe dans un germe. C’est le fameux des grecs, ce chaos que le vulgaire a fini par matérialiser aussi, et

 

 

dont je pourrais démontrer ici facilement la signification figurée et hiéroglyphique, s’il était néccesaire.

Les mots hébraïques ThE.O OBE.O, (Tohu Bohu), sont du nombre de ceux que les sages créent dans les langues savantes, et que le vulgaire ne comprend pas. Nous allons examiner leur sens figure et hiéroglyphique.
Nous savons que le signe E, est celui de la vie. Nous avons assez vu que ce signe était double, formait la racine essentiellement vivante EE, qui, grâce à l’insertion du signe lumineux, devenait le verbe E°OE, Être-étant. Mais imaginons maintenant que, voulant exprimer, non pas une existence en acte, mais seulement en puissance, nous renfermions la racine verbale dans le seul signe de la vie, et que nous éteignions le signe lumineux °O, pour le ramener au signe convertible nous n’aurons plus qu’une racine comprimée où l’effet sera latent, et pour ainsi dire en germe. Telle est la racine H.O, sur laquelle s’élèvent les deux mots que j’explique. Cette racine, composée du signe de la vie, et de celui qui, comme nous le savons, sert de lien entre le néant et l’être, exprime merveilleusement bien cet état incompréhensible d’une chose lors qu’elle n’existe pas encore, et qu’elle est néanmoins en puissance d’exister. Elle se trouve dans l’arabe, où elle peint un désir, une tendance, une existence vague, indéterminée. C’est tantôt une profondeur insondable,; tantot une sorte de mort physique , tantot un espace éthéré,, etc..

Moyse, a l’exemple des Prêtres égyptiens, prenant cette racine et la faisant réagir par le signe de la réciprocité mutuelle TH, en forma le mot ThE.O, au moyen duquel il exprima une existence contingente et potentielle, renfermée dans une autre existence potentielle,; car ici il infléchit la même racine par l’article médiatif B.
Ainsi donc il n’est pas besoin de concevoir la terre invisible, décomposée, inanée, vague, vide, informe, ce qui est absurde on contradictoire; mais n’existant encore qu’en puissance dans une autre puissance sémentielle, qui devait se développer pour qu’elle se développât."

[1] Le rhombe:
"Le rhombe donne du son en tournoyant autour de son axe longitudinal, c’est-a-dire en causant le vrillement du lien par lequel l’operateur le fait tourner autour de lui. Le vrombissement qui resulte de ces deux rotations conjuguees, est lie a la dimension de l’objet et a la vitesse de giration. Le son part assez grave puis s’amplifie et monte en frequence et decroit puis reprend car il est difficile d’entretenir un mouvement circulaire uniforme en raison du moment d’inertie du bras humain.

Le rhombe a tout de suite été reconnu comme tel par son découvreur, Peyrony, en 1930, à Lalinde ; par la suite et contre l’avis des ethno- musicologues comme Schaeffner (1968) ce ne fut plus qu’une pendeloque selon Leroi- Gourhan. II fallait expérimenter. J’ai donc reproduit, en bois de renne avec un outillage de silex, le rhombe de Lalinde et cet instrument à air ambiant vrombit entre 130 Hz et 174 Hz, soit du do2 au fa2. Le déplacement circulaire de l’instrument engendre une spacialisation du son particulierement impressionnante quand l’objet vrombit en grotte et plus encore si l'on reste dans l’obscurite éternelle de celle-ci, c’est vraiment un son volant. Les rhombes australiens et de Nouvelle Guinee en bois ont une voix plus grave : mes experimentations ont donné pour un rhombe d’Australie de 370 mm de long, de 90 à 125 Hz (soit du fa1 au Si1). Si l’instrument est plus petit (j’en ai realisé en os), il chante plus haut. II en existe effectivement en os mais aussi en ivoire (Lortet, Hautes-Pyrénées). II est interessant de souligner que trois pieces du Magdalenien supérieur et final, portent des gravures de bovins : abri Morin (Pessac-sur-Dordogne, Gironde), Lortet et abri Fontales (Saint-Antonin-Noble-Val, Tarn-et-Garonne), sur les deux faces pour les deux premières, sur une seule pour la dernière. S’il est tentant de rapprocher le meuglement d’un bovin du vrombissement du rhombe on se gardera bien d’en tenir compte, ce serait nécessairement restreindre une symbolique qui nous échappe à une seule et toujours plausible explication.
Les rhombes ne semblent pas de beaucoup antérieurs au Solutré en soit en gros au XIXe millénaire avant J.-C. Dans la classification ces objets sont des pendeloques quand leur épaisseur devient trop importante même si la forme générale reste la même et avec le trou de suspension. C’est qu’en effet, une forte épaisseur empêche la pièce de tourner sur elle-même."
Michel Daubois. Les Dossiers de l'Archéologie.. Nov. 1989.

(2) Le Principe. Bernard Mabille. Vrin éditeur. 2006